Louis MichelLe Commissaire européen en charge de développement et à l’aide humanitaire a annoncé une aide de 48 millions d’euros que l’Union européenne est entrain de mobiliser pour permettre à la République Démocratique du Congo de faire face aux chocs exogènes de la crise financière internationale.

Cette aide est conditionnée techniquement par la procédure que doit, à tout prix, respecter l’Union européenne. Sur ce chapitre de financement, la question des élections, urbaines, municipales et locales ne pouvait pas échapper à être évoquée. Pour Louis Michel, 16 millions d’euros sont disponibles pour soutenir ses élections en RDC. Seulement, il a voulu que du côté congolais les choses soient organisées avec plus de maximum de sécurité.

Il a fait savoir que l’échange qu’il a eu avec les autorités congolaises a tourné autour des contrats  chinois,  de la revisitation en cours des contrats miniers et l’Accord signé entre te Gouvernement avec le CNDP.

Selon lui, il n’y a plus incompatibilité entre les contrats signés entre la RDC et le consortium chinois. « Cependant la revisitation est un élément important pour créer une sécurité juridique, consolider et renforcer le climat d’investissement a-t-il indiqué devant la presse avant de préciser que l’Union européenne est disposée à mobiliser 45 millions d’euros pour soutenir la relance de la CPGL.

S’agissant de l’accord avec le Cndp, le commissaire européen pense qu’il faut réduire la capacité de nuisance des Fdlr, même s’il reste encore beaucoup à faire.

Invité à participer à un séminaire du réseau des femmes parlementaires dans la prévention des conflits en RDC, Louis Michel a d’entrée de jeu, stigmatiser que les femmes ont un rôle important à jouer non seulement dans la protection de ses statuts, mais également dans les domaines politique, économique et social. Il a aussi ajouté sur le plan de la protection de la défense et de la promotion de l’égalité entre hommes et femmes ont également un rôle à jouer. « Nous sommes dans un pays où on a pu assister à des exactions de toute sorte et où le viol a été utilisé comme une technique de guerre.

Le règlement de ces questions ne concerne pas seulement les femmes, mais aussi les hommes, a souligné le commissaire européenne. Faisant une approche de sa rencontre avec le président Kamerhe, Louis Michel a apprécié à sa juste valeur le travail rendu par ViTal à l’Assemblée Nationale.

Il lui a rendu un hommage pour avoir crédibilisé les institutions de la RDC à l’extérieur. Il a fait un travail perçu par la communauté internationale comme un travail démocratique. Abordant la question du refus du gouvernement de recevoir un expert indépendant de droit de l’homme, le commissaire européen s’est étonné de l’attitude de Kinshasa. « Il y a toujours un mal entendu », s’exclame-t-il. Cet expert devrait aider et travailler en collaboration avec le gouvernement congolais. Il n’a pas compris pourquoi l’on ne comprend pas le sens d’un expert indépendant.

(CL/Milor/GW/Yes)

Peter Tshibangu/La Prospérité