Les 15 ambassadeurs de l’Union européenne en poste à Kinshasa l’ont exprimé dernièrement à Beni dans le Nord-Kivu où ils entreprennent une tournée de trois jours.
L’Union européenne est plus que jamais déterminée à appuyer la redynamisation des activités de la Communauté économique des pays des Grands lacs (Cepgl). Les 15 ambassadeurs de l’Union en poste à Kinshasa l’ont exprimé hier à Beni dans le Nord-Kivu où ils entreprennent une tournée de 3 jours.
Partis de Kinshasa le même jour, ces ambassadeurs et plusieurs autres personnalités de l’Union européenne sont arrivés à Beni où ils ont été accueillis par le gouverneur de province, Julien Paluku et d’autres notabilités locales. Ces diplomates ont ensuite eu une série d’entretiens avec des membres de l’Exécutif provincial dont le gouverneur de province, ceux de l’Assemblée provinciale et autres mandatés par les forces vives de cette partie du pays.
Aussitôt après leurs échanges avec ces notabilités, les ambassadeurs ont tenu une conférence de presse dans la ville de Beni. Selon leurs déclarations, les entretiens qu’ils venaient d’avoir avec leurs interlocuteurs ont tourné autour du retour de la paix dans cette province.
Ainsi, au sujet des modalités de la relance des activités de la Cepgl, les diplomates ont soutenu l’idée du financement de cette organisation économique par l’Union européenne. Cette option, affirment-ils, vise la consolidation de la paix dans cette partie de la République démocratique du Congo.
La pertinence de cette position n’a pas seulement du poids du fait qu’elle est émise par des diplomates. Le commun des mortels le sait et des générations ayant vécu la Cepgl mieux que quiconque. Comme l’avait soutenu le chef de l’Etat français devant le Congrès le 26 mars dernier à Kinshasa, la Cepgl est en fait un projet fédérateur au profit de ses membres. Le Burundi, le Rwanda et la République démocratique du Congo n’avait jamais traversé d’aussi graves crises lorsque la Cepgl fonctionnait.
Et pourtant, des problèmes et autres différends n’étaient pour autant exclus entre eux. Mais chaque fois que ceux-ci survenaient, ils étaient vite résolus à l’amiable au sein de la communauté et la paix demeurait de part et d’autre des frontières communes.
Chaque membre se sentant solidaire de l’autre, non seulement personne ne pouvait pactiser avec l’ennemi de l’autre, mais l’idée de voir un membre agressé l’autre était impensable à cette époque. Il a failli tourner cette page pour assister au scénario d’avant janvier 2009.
A tort ou à raison, la République démocratique du Congo a souvent accusé l’un ou l’autre de ces autres membres de la Cepgl de l’avoir soit agressée, soit soutenu l’une ou l’autre rébellion qui trouble sa quiétude.
Quand au Rwanda, il ne se justifiait autrement la présence des rebelles hutus rwandais au Congo sans l’assentiment de ce dernier pays. Autant par le passé, des observateurs sont unanimes pour reconnaître que ces pays des Grands lacs africains peuvent encore trouver, au sein de la Cepgl, des solutions aux problèmes qui les opposent.
Ces diplomates de l’Union européenne qui séjournent dans le Grand Nord du Nord- Kivu sont également de cet avis. Convaincus du succès de leur mission, ils entament aujourd’hui l’étape de Butembo.
(CL/PKF/GW/Yes)
P.M.L./L’Avenir
Last edited: 02/04/2009 19:27:13