Joseph KabilaLa Commission européenne a adopté une série de projets, d’un montant total de 314 millions d’euros, pour soutenir l’agriculture et améliorer la sécurité alimentaire dans 23 pays en développement, parmi lesquels figure la République démocratique du Congo.

D’après la représentation de la Commission européenne en Rdc, il s’agit de la première décision de financement arrêtée dans le cadre de la facilité alimentaire d’un milliard d’euros adoptée à la fin de l’an dernier pour faire face aux problèmes de sécurité alimentaire de plus en plus graves rencontrés par de nombreux pays en développement. La Commission a également adopté un plan global pour l’utilisation de l’intégralité du budget de la facilité qui vise, au total, 50 pays en développement.

M. Louis Michel, membre de la Commission chargé du développement et de l’aide humanitaire a fait savoir que l’Europe a déjà apporté des solutions humanitaires à la crise alimentaire dans le cadre de son aide d’urgence. La facilité alimentaire a-t-il expliqué, lui permet d’aborder cette crise sous l’angle du développement en allouant un milliard d’euros sur trois ans pour remettre l’agriculture sur pied.

« Les projets adoptés ce jour s’adressent aux 23 pays les plus durement touchés et entendent lutter contre la crise alimentaire qui frappe déjà les pays en développement. Dans les prochains mois, nous ne devrons pas oublier les répercussions de la crise financière et de la récession économique sur les pays en développement. Leurs effets commencent seulement à apparaître clairement et pourraient être bien plus graves que prévu.

L’Europe se polarise, à juste titre, sur les plans de relance visant à redresser sa propre économie, mais cela ne signifie pas pour autant qu’elle entend revoir à la baisse son engagement envers les pays en développement, ainsi qu’en témoignent clairement les décisions telles que celle qui a été adoptée aujourd’hui », a précisé le commissaire européen en charge du développement et de l’aide humanitaire.

Rappelons qu’en date du 18 décembre 2008, le Parlement européen et le Conseil ont adopté un règlement instituant une facilité alimentaire d’un milliard d’euros, principale réaction de l’Ue à l’aggravation de la situation alimentaire mondiale enregistrée en 2007/2008. La décision de financement et le plan global arrêtés ce jour ont aussi été approuvés par le Parlement européen et l’ensemble des États membres de l’Ue.

À mi-chemin entre l’aide d’urgence et la coopération au développement à moyen et à long terme, la facilité alimentaire est prévue pour une durée de trois ans (2009-2011) et soutiendra les types d’activités suivants : Il s’agit des mesures visant à améliorer l’accès aux intrants (engrais et semences) et services (soins vétérinaires, conseils) agricoles.

À petite échelle, d’autres mesures visant à accroître la production agricole, telles que le microcrédit, les infrastructures rurales ou encore la formation et le soutien aux catégories professionnelles du secteur agricole ; et des mesures de type filet de sécurité permettant des transferts sociaux en faveur des groupes de population vulnérables, souvent sous la forme de travaux publics à forte intensité de main-d’œuvre (routes, projets d’irrigation, etc.). Tous les fonds destinés aux projets adoptés ce jour transiteront par des organisations internationales.

La décision de la Commission souligne le rôle important joué par l’Union européenne en tant que premier partenaire mondial dans l’amélioration de la sécurité alimentaire à travers le globe. Les projets qui seront financés amélioreront les conditions de vie de millions de personnes, parmi les plus pauvres, en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

(CL/PKF/Yes)

Yassa/L’Avenir