Le Chef de l’Etat Joseph Kabila retrouve plusieurs dossiers sur la table dont le renouvellement du Bureau de l’Assemblée nationale, le remaniement du Gouvernement et la restructuration de l’Alliance de la majorité présidentielle.
Le Chef de l’Etat retrouve plusieurs dossiers sur sa table dont le renouvellement du Bureau de l’Assemblée nationale, le remaniement du Gouvernement et la restructuration de l’Amp. Les états-majors politiques sont en ébullition, pour ce faire. Son arbitrage est le plus attendu
Le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange est rentré hier dans l’avant-midi à Kinshasa au terme des travaux du sommet extraordinaire de la Communauté économique de développement de l’Afrique australe (Sadc) qui se sont tenus lundi à Mbabane, au Swaziland. Présidé par son homologue sud-africain, Kgalema Motlanthe, cette rencontre a planché sur le dossier malgache ainsi que zimbabwéen après l’investiture du gouvernement d’union nationale conduite par Morgan Tvangirai. Dans un communiqué publié à l’issue de ce sommet, les dirigeants de la Sadc réunis à cette occasion, ont fait savoir qu’ils ne reconnaîtraient pas le président de la « Haute autorité de transition », Andry Rajoelina, installé sur la grande Ile après la déposition de Marc Ravolomanana par un coup d’Etat condamné par la communauté internationale.
Ce dernier qui a renoncé à ses fonctions, il y a deux semaines, sous la pression de l’armée lorsqu‘elle a pris fait et cause pour son rival, a été entendu par les dirigeants réunis à Mbabane sur la crise politique qui agite Madagascar. S’agissant particulièrement du Zimbabwe, ce pays qui vient de sortir d’une longue période d’incertitudes avait soumis un plan de sauvetage de son économie qui a bénéficié de la diligence de la Sadc. En faisant le déplacement du Swaziland sitôt après avoir effectué un long voyage de près de deux mois à l’Equateur, dans la Province orientale, au Nord et Sud-Kivu, Joseph Kabila a répondu à l’appel du devoir en sa qualité de dirigeant d’un pays membre de la Sadc. Il ne s’est ainsi pas accordé de répit.
Sur l’échiquier politique congolais, le climat est relativement pesant depuis la fin de la guerre de l’Est qui n’a pas encore apporté totalement la paix auquel aspire la population en dépit de la détermination du gouvernement à consolider les acquis de la paix, l’affaire Kamerhe du nom du président démissionnaire de l’Assemblée nationale est venue en rajouter avec la secousse qu’a vécue la classe politique durant près de cinquante jours suivi du voyage du président français, Nicolas Sarkozy effectué, le 26 mars dernier à Kinshasa, qui est venu réveiller les Congolais grâce à la magie du verbe à travers son discours interpellateur sur la nécessité de voir la Rdc prendre son destin en mains.
A cela s’ajoute la rumeur persistante d’une probable restructuration de l’Amp et de l’éventuel remaniement du gouvernement. C’est dans cette ambiance qu’à peine revenu d’un long séjour en provinces, le chef de l’Etat a tenu à honorer son engagement. Les prochains jours vont davantage éclairer l’opinion sur les supputations qui se déroulent au sujet du renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale ainsi que d’autres enjeux considérés comme capitaux pour le développement national.
(CL/PKF)
NMN/La République
Last edited: 01/04/2009 18:14:31