Le sommet extraordinaire de la Sadc présidé par le président sud-africain Kgalema Motlanthe s’est penché sur le dossier brûlant de Madagascar ainsi que celui de Harare, qui vient de tourner une page agitée de son histoire grâce à la formation d’un gouvernement d’union nationale.
Le président de la République, Joseph Kabila Kabange, est rentré ce mardi 31 mars dans la matinée à Kinshasa en provenance de la capitale du Swaziland où s’est tenu un sommet extraordinaire de la Sadc. Joseph Kabila est resté en dehors de la capitale pendant près deux mois en raison de la tournée qui l’a conduite à l’Equateur et à l’Est du pays, précisément dans la Province Orientale et les deux Kivu. Alors que d’aucuns s’attendaient à ce qu’il s’offre un repos sabbatique bien mérité, le chef de l’Etat a tenu à faire le déplacement de Mbabane.
Le sommet extraordinaire de la Sadc présidé par le président sud-africain Kgalema Motlanthe s’est penché sur le dossier brûlant de Madagascar ainsi que celui de Harare, qui vient de tourner une page agitée de son histoire grâce à la formation d’un gouvernement d’union nationale. Il était question pour la Communauté économique et du développement des pays de l’Afrique australe d’examiner la demande d’aide sollicitée par le Zimbabwe confronté à bon nombre de défis.
Compte tenu du rôle joué par la Sadc pour favoriser la formation d’un gouvernement d’union nationale au Zimbabwe, bon nombre d’analystes s’accordent pour dire qu’il va de soi que la demande formulée par ce nouveau gouvernement dans le cadre de son plan sauvetage bénéficiera de la diligence de cette organisation régionale.
En ce qui concerne le dossier malgache, la Sadc devrait envisager des sanctions en réaction au coup de force qui a abouti au changement de régime dans cette grande île.
Le communiqué lu par le roi du Swaziland, président de l’organe de sécurité de la Sadc, qui qualifie d’inconstitutionnelle la prise du pouvoir par un régime de facto à Madagascar, ne laisse aucune marge de manœuvre à Andry Rajoelina.
Il faut noter qu’outre la Sadc, ce putch a été condamné sans équivoque par l’Union africaine et par l’ensemble des pays occidentaux. Coincé à l’intérieur par les partisans de Ravalomanana qui ne jurent que par le respect de la Constitution, rejeté par des partenaires extérieurs, Rajoelina a du pain sur la planche.
(CL/TN/Yes)
Théodore Ngangu/MMC
Last edited: 31/03/2009 18:42:50