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« J’ai rencontré beaucoup de problèmes dont celui de Alpacino. J’étais vraiment affaibli. Sans oublier avec Emeneya à Paris et celui avec Koffi Olomide »

Papa WembaCette année, Papa Wemba vient de totaliser 60 ans d’âge, 40 ans de carrière musicale et 32 ans avec son groupe Viva-La-Musica. A l’occasion des 60 ans d’age de Papa Wemba, l’Agence FA que dirige la dame de fer Marie-Laure Yaone et la maison Canopus International Group représentée par l’Administrateur- Directeur Général Bijou Muanga Van et Véronique Eulu Amisso, consultante en marketing et communication, se préparent à organiser trois jours de fête du 17 au 19 juillet 2009 à Kinshasa avec la participation de plusieurs artistes congolais, des invités- surprises et d’une importante délégation de la diaspora congolaise. Les organisateurs de ce big event ont tenu une conférence de presse à l’Hôtel de la Gombe afin de donner les détails de l’événement.


La vedette du jour, Papa Wemba, a répondu à toutes les questions des journalistes concernant ses 60 ans d’âge et relatives à l’actualité.

Visa : Parlez-nous brièvement de l’organisation de la manifestation de vos 60 ans d’âge.

Papa Wemba : II y a deux ans que Marie-Laure Yaone m’a parlé de ce projet et qu’elle y travaille. L’année dernière quand j’ai été contacté à Paris par la maison Canopus International Group, je n’ai pas hésité a donner mon accord de principe. J’ai dit aux responsables de cette agence que la porte est grandement ouverte. Ils ont ainsi rejoint Marie-Laure pour organiser ensemble un événement digne de ce nom. Vous devez savoir que l’événement n’est pas vraiment La fête de Papa Wemba. C’est plutôt la fête de tout le monde. La porte de l’organisation n’est pas encore fermée.

Si d’autres personnes ont l’envie de contribuer la réussite de la fête, qu’elles n’hésitent pas a venir rejoindre les organisateurs.

Dernièrement, Yves Kambala m’avait fait part de son idée, mais son calendrier ne lui permettait pas de rencontrer Marie­Laure pour une meilleure collaboration. Je crois qu’aujourd’hui, avec l’Agence de Marie-Laure et celle de Véronique, la porte n’est pas totalement fermée pour notre frère Yves Kambala. (Ndlr: selon Marie-Laure, elle a eu des contacts téléphoniques depuis Paris avec Yves Kambala sur recommandation de Papa Wemba. Mais, Yves n’a pas encore réagi. Il fallait que chacun présente ses charges ou sa contribution à l’organisation, comme les responsables de Canopus International l’ont fait.

Aujourd’hui, les choses sont avancées et Yves ne se manifeste toujours pas. Toutefois, la porte est ouverte a tous eux qui désirent nous rejoindre. A condition qu’ils nous présentent leur part de contribution.

Pour elle, les 60 ans d’âge de Papa Wemba seront un événement place sous le signe de la paix. 60 ans, pour un homme, représentent l’age de la sagesse, de la maturité, de la joie et de l’expérience. Nous allons connaître lors de cet événement le parcours de Papa Wemba, de son enfance à ses 60 ans

Quel commentaire pouvez-vous faire sur la piraterie dans la musique congolaise ?

La piraterie, c’est aussi le vol. Vous devez savoir que l’art d’Orphée en RDC ne dispose pas d’une industrie structurée, il y a peu de producteurs qui mettent leur argent en jeu pour produire les musiciens congolais. Comme la Société des droits d’auteurs ne fonctionne plus dans notre pays, les auteurs ­compositeurs perçoivent difficilement leurs droits. La piraterie, c’est aussi la tricherie par rapport au producteur.

Quittez la Rdc et allez dans un pays comme la Zambie, la Tanzanie ou un autre pays limitrophe de la Rdc, vous constaterez que notre musique est fortement piratée. Aujourd’hui, la piraterie est une industrie bien organisée.

Je pense que cela doit également interpeller notre ministre de la Culture et des Arts pour qu’il mette un peu d’ordre dans Ie secteur. Parce que nous en souffrons.

L’opinion doit savoir que je n’avais aucune intention de m’en prendre à Koffi Olomide. Nous connaissons tous son apport à la musique congolaise moderne. Dernièrement, nous étions reçus par le Chef de I’Etat, Joseph Kabila Kabange, et le trophée que Koffi Olomide avait gagné en Afrique du Sud se trouve jusqu’à ce jour sur le bureau du Président de la République. Ce qui continue à faire l’honneur de la musique congolaise. En ce qui me concerne, j’ai dit un mot de trop qui n’a pas enchanté mon jeune frère. Aujourd’hui, il a laissé parler son coeur et a remis la pendule à l’heure.

Koffi Olomide a enterré la hache de guerre et nous avons fume le calumet de la paix. Notre relation est harmonisée. Que vive la musique congolaise.

Comment avez ­vous réussi à convaincre Koffi Olomide de retirersa plainte au Tripaix de Ngaliema?


Moi et mon jeune frère, nous nous sommes entretenus longuement au téléphone pendant prés de 3/4 d’heure et nous avons harmonisé notre relation comme par le passé. Nos amis sont également intervenus. La nuit a porté conseil. Koffi Olomide a ainsi décidé de retirer sa plainte au Tribunal de paix de Ngaliema. Je crois que lui et moi avons encore beaucoup de choses à faire. Ne sommes-nous pas deux grands noms de la musique congolaise ? Pour de tels problèmes, n’ y a-t-il pas des avocats qui peuvent faire le travail ? Grâce aux conseils de nos avocats, l’affaire est close.

Que représente Marie-Laure pour vous?

J’avoue que Marie­- Laure Yaone est aimable et serviable. Elle est aussi mon    ancienne collaboratrice dans l’organisation du Festival « Fula Ngenge » à  l’occasion du 50ème anniversaire de ma naissance.

« L’événement était organisé une semaine durant au stade des Martyrs. Ce n’est pas la première fois qu’elle travaille dans le milieu musical. Marie-Laure a déjà travaillé avec ReddyAmisi, J B Mpiana et moi. On a réalisé beaucoup de choses. C’est depuis deux ans qu’elle travaille pour la réussite de l’événement. Après la fête, nous aurons beaucoup d’autres choses à faire.

Combien d’albums avez-vous déjà réalisé dans votre carrière?

Je n’en connais pas vraiment le nombre. Mais je sais que mon dernier album s’intitule « Bakala dia Kuba ».

J’ai réalisé plusieurs albums. Mais depuis 2001, je n’ai pas encore réalisé l’album de Papa Wemba. Il y a déjà 8 ans. Cette année, je dois réaliser un album de Papa Wemba intitulé « Kema Fumbe ». Avec cet opus, je promets de ne pas décevoir mes fans. Je vais jouer une musique différente de celle des autres, la bonne.

Ma voix restera la même avec toutefois une autre musique. Je ne dis pas que j’abandonne le  Soukous, le ndombolo » ou la Rumba. Je vais travailler avec un réalisateur sud ­africain à Cape Town. La sortie de cet album interviendra fin 2009. J’ai donné le nom de « Bravo l’artiste » a cet album. Mais mon entourage m’a conseillé de changer l’intitulé qui donne l’impression d’avoir abandonné la musique. J’ai ainsi opté pour « Kema Fumbe » en « tetela ». Cet album, je l’avais promis depuis longtemps aux mélomanes nationaux et internationaux.

Contrairement au Festival Fula Ngenge à l’occasion de vos 50 ans d’âge, comment va se présenter l’événement de vos 60 ans d’âge ?

Je ne suis qu’un simple invité. C’est la Maison Canopus International Group et l’Agence Fa qui vont s’occuper de l’organisation et qui connaissent les invités qui viendront fêter trois jours durant avec nous.

Quelle vision avez ­vous pour les filles que vous encadrez ?

Ce n’est pas un nouveau concept pour moi. Les Djamuskettes, avec Asta Paola et dans certaines de mes productions internationales, je chante avec des filles qui font des choeurs. Présentement, je me produis avec trois filles. je es ai testées au Centre Wallonie- Bruxelles et a Black and White ça a tenu. Je crois qu’elles seront avec moi à la fête de mes 60 ans d’âge. J’ai un grand projet pour ces filles.

Quel commentaire pouvez-­vous faire sur vos 60 ans d’âge, 32 ans de Viva-la-­Musica et 40 ans de votre carrière musicale?

En tout cas, mes 60 ans d’âge ne pèsent pas beaucoup dans ma vie. Cet âge devient important dans ma vie lorsque je regarde tout autour de moi mes enfants et petits-fils. C’est là que je me rends compte du poids de l’âge. Aussi, quand je me regarde dans un miroir, je vois les rides. J’ai compris que je ne recule plus. S’agissant de mes 32 ans dans Viva-la­Musica, je pense surtout aux musiciens et membres de Viva-la-Musica décédés et a tous les artistes qui ont fait la pluie et le beau temps dans mon groupe comme Espérant Djenga K, Bipoli, Aziza, Rigo Star, Jadot le Cambodgien, King Kester, Lidjo Kwempa, Reddy Amisi et tant d’autres.

Sur le plan artistique, j’ai importé le rythme Molokaï au pays pour que Viva-La-Musica puisse le jouer dans mes productions. C’est aussi une façon de faire moins de dépenses en ce qui les billets d’avion.

Présentement, je travaille avec deux coaches qui s’occupent de ma voix et de l’arrangement des textes de mes chansons. Je tiens à intégrer la musique classique. J’ai encore beaucoup à apprendre. Savez-vous que j’ai décliné des contrats pour être en 2009 avec ma famille ? J’ai même été sollicité pour aller me produire en Amérique. Arrivé à Paris, j’ai invité un abbé et deux sœurs pour célébrer une messe à la maison. J’ai pensé à débuter l’année 2009 avec un nouvel esprit pour mes 560 ans d’âge.

De retour à Kinshasa, j’ai rencontré beaucoup de problèmes dont celui du défunt Alpacino. J’étais vraiment affaibli. Sans oublier le problème qui s’est passé à Paris avec Emeneya et celui avec Koffi Olomide en justice. Sincèrement, j’étais ébranlé spirituellement. Aujourd’hui, je remercie Koffi Olomide pour avoir retiré sa plainte. Présentement, j’ai repris du poids.

S’agissant de l’habillement, je ne peux pas négliger la sape. Malgré mon âge, je m’habille selon les circonstances.

Je ne peux pas abandonner la religion Kitendi initiée par le défunt Servos Niarkos.

Que vive l’amour, la paix et la musique congolaise.

(BT/Yes)

José Mpaka Ikombe/Visa



Last edited: 30/03/2009 18:53:47

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