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Cela fait au moins 3 mois depuis que le train urbain exploitant la ligne reliant la Gare centrale et l’Aéroport de N’djili, pour cause, le comportement inadmissible de certains jeunes délinquants qui se permettent à bord du train de commettre des actes de nature à troubler l’ordre publique.

TrainVoici bientôt trois mois depuis que le train urbain exploitant la ligne reliant la Gare centrale dans la commune de la Gombe et l’Aéroport in­ternational de N’Djili, commune de N’Sele, n’est plus opérationnel. Et pour cause, le comporte­ment inadmissible de certains jeunes délin­quants qui se permettent à bord du train de com­mettre des actes de nature à troubler l’ordre public, des manières frisant le banditisme urbain sans doute. Pour une énième fois de suite, avec ce genre d’ac­tes, la Direction urbaine de l’Office national de transport a fini par en avoir marre au point d’opter pour une sus­pension à longue durée du trafic ferroviaire sur cet axe en vue de décourager les auteurs de cette barbarie, proche du vandalisme mé­diéval.


C’est vrai que l’ONATRA n’est pas là, à sa première mesure de suspen­sion du genre, dira-t-on, mais la vérité cette fois-ci démontre que la fermeté de l’entreprise est elle que cela risque de prendre encore du temps.

Des innocents pénalisés

Devant cette sanction collective prise par l’ONATRA, les auteurs de ces actes répréhensibles ne se sentent en réalité pas du tout punis. Au contraire, ils jubilent. Ce sont par contre des paisibles citoyens inno­cents, habitués à prendre leur train quotidiennement qui se sentent pénalisés et cela durement. Pourtant, ce sont les innocents qui sont les plus nombreux à en souffrir contre une poignée de voyous qui trouve en la mesure de l’ONATRA une véri­table victoire du mal sur le bien. C’est comme dans une salle des classes où les dérangeurs ne se sentent pas inquiétés au cas où la direc­tion de l’école décidait de punir toute la classe pour avoir dérangé.

Les Kinois de l’Est plaident pour la reprise du trafic

Une mini-enquête auprès d’un échantillon des habitants de la partie Est de Kinshasa, a permis à votre hebdomadaire de constater que la plupart d’entre eux souhaitent une reprise du trafic ferroviaire sur la ligne susmentionnée. Raison du plaidoyer : le nombre insuf­fisant des bus et taxi-bus qui exploitent la ligne Kingasani ya suka-Marché central ou Gare centrale. Cela fait qu’il y a actuellement une forte demande des passagers aux heures de pointe. Le matin, des personnes voulant re­joindre le centre-ville en pro­venance de Kingasani ou des quartiers Mpasa dans la com­mune de N’sele sont obligés d’aller attendre leurs auto-cars vers le Quartier I à  N’Djili ou carrément au ni­veau du Quartier de Bon­homme, commune de Matete.

Dans les après-midi, une fois dépassé 16 heures, plus aucun grand bus n’est perceptible au marché cen­tral. Ce sont au contraire des taxi-bus appelés « express » qui font la loi. D’où ces lon­gues files des piétons qui se dirigent malgré eux vers la commune de Limete où la première possibilité d’attra­per un moyen de transport à coût autorisé s’offre entre la première et la septième rue. Cet exercice physique est devenu quasi-permanent pour la population de l’Est dont une bonne frange a l’habitude d’emprunter le ser­pent de rail. Quoi de plus normal que de le remettre dans leur droit.

L’autorité urbaine interpellée

Le comportement des jeunes délinquants est cer­tes condamnable dans tous les sens. Mais, quelque part, il traduit une sorte de mes­sage tant en direction de l’autorité urbaine que du gouvernement central par rapport aux conditions sociales de cette catégorie des compatriotes. Par contre, au lieu de laisser souffrir les habitants de l’Est de Kins­hasa, concernés par ce moyen de transport, l’Hôtel de ville de Kinshasa ferait mieux de prendre des dispo­sitions capables de contrer cette délinquance juvénile.

(GM/Milor/Yes)

Jean Matadi/Salongo



Last edited: 01/04/2009 18:37:38

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