Un 1er décaissement de 200.000 Livres sterling est déjà disponible et n’entend seulement l’ouverture d’un compte à la Banque Centrale du Congo par le ministère des finances pour le compte de la Sonas.
La coopération britannique (DFID) a offert un don de 500.000 Livres sterling pour l’assurance scolaire des écoliers du cycle primaire des établissements du réseau public en RDC. Le protocole d’accord a été signé, le mardi 24 mars 2009 au Ministère des Finances par le ministre Athanase Matenda Kyelu et M. Ben Mellor, Head of office DFID en RDC.
Un premier décaissement de 200.000 Livres sterling est déjà disponible et n’entend seulement que l’ouverture d’un compte à la Banque Centrale du Congo par le ministère des Finances pour le compte de la Sonas. C’était en présence de M Olivier Kamitatu Etsu, Maker Mwangu, César Lubamba et Mme Marie Françoise, Marie Nelly respectivement ministres du Plan, de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel, vice-ministre aux Finances et Représentant résident de la Banque mondiale en RDC.
Il sied de rappeler qu’il y a peu, la DFID avait déjà signé un accord de don avec la Société nationale des assurances (Sonas). Cette cérémonie de mardi est venue marquer l’appui du gouvernement congolais au protocole déjà conclu.
Le ministre des Finances a souligné que le rapport de DFID tombe à point nommé, pour créer une synergie avec les contributions des autres bailleurs de fonds pour relever le secteur de l’Education primaire, notamment les différents projets appuyés par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement.
Matenda Kyelu a également réitéré la marque de reconnaissance du gouvernement congolais à l’endroit du Royaume Uni, au travers de DFID pour cet appui qui ne manquera de contribuer à l’amélioration de l’Education primaire.
Par ailleurs, il a rassuré la DFID et l’ensemble des partenaires présents à cette cérémonie que l’Exécutif congolais ne ménagera aucun effort pour veiller à l’exécution efficiente et rationnelle de ce programme pour les intérêts de la jeunesse congolaise.
Mais auparavant, le ministre des Finances a rappelé que l’œuvre de la refondation de la RDC initiée par la ferme volonté du président Joseph Kabila est un travail qui s’inscrit dans la durée, et dont le socle se trouve incrusté dans l’éducation.
Il a ajouté que conscient de cela, le chef de l’Etat a fait de ce secteur une des cinq priorités communément appelées « chantiers de la République ». Il a rappelé que l’éducation, droit naturel de chaque être vivant, contribue, non seulement à élargir les horizons de chaque individu, mais participe aussi dans la consolidation d’un Etat moderne, capable de mieux appréhender les enjeux de l’existence en tant que microcosme censé s’intégrer dans une communauté mondiale. La pauvreté étant d’abord la résultante de l’obscurantisme, privant l’homme de tout moyen d’épanouissement, seule l’éducation constitue la réponse appropriée pour libérer les énergies latentes qui se perdent.
Pour Matenda Kyelu, l’éducation qui touche à la totalité des activités humaines demeure la fondation sur laquelle tout pays doit bâtir. A cet effet, il a cité le célèbre économiste américain, John Kenneth Gaibraith qui avait dit : « Et l’on peut dire plus généralement que l’enseignement doit occuper une place maîtresse dans les politiques concernant tous les domaines ».
Brossant le tableau sombre du secteur de l’Education en RDC, il a souligné que cerner l’urgence et la nécessité est une chose, mais disposer des moyens indispensables pour leur concrétisation est une autre paire de manches. « Le Congo qui jadis figurait parmi les pays à plus haut niveau de scolarité a dû accuser, suite aux multiples crises et conflits traversés, un taux de scolarisation qui ne cadre pas avec son ambition pour le futur », a déclaré le ministre.
Il a reconnu avec amertume que face à la précarité des ressources indispensables à une bonne politique d’Education, des solutions palliatives pas toujours efficaces ont été mises à contribution avec des conséquences que nous connaissons. Ces conséquences se résument à la baisse de taux de fréquentation scolaire, à tous les niveaux, la perte de la qualité de l’enseignement dispensé.
(Yes)
Déo Mulima Kamputu/La Référence Plus