La signature de ce protocole d’accord pour l’assurance scolaire au profit des écoles primaires publiques congolaises s’est déroulée mardi 23 mars 2008, au ministère des Finances, devant d’autres témoins internationaux.
The Departement for International Development, entendez : Le Département pour le développement international (DFID), basé aux Royaumes Unis, vient de signer avec le gouvernement congolais par le biais du ministère des Finances, la convention de collaboration portant couverture de l’assurance scolaire en faveur des élèves inscrits dans les écoles primaires publiques de la République démocratique du Congo. Cette cérémonie de courte durée mais riche en importance, a connu notamment la participation des hommes d’Etat Maker Mwangu et Olivier Kamitatu, respectivement ministres de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (Epsp) et du Plan.
Le vice-ministre des Finances, César Lubamba était également de la partie. La Banque mondiale a été représentée par Marie Françoise Marie-Nelly, Directrice des opérations.
Dans son allocution circonstancielle, le chef de mission de la DFID au Congo, Ben Mellor, a réitéré l’engagement du gouvernement britannique d’aider les autorités congolaises à déployer des actions concrètes dans la dynamique de la lutte contre la pauvreté. Selon lui, le DFID est déterminé, comme l’indique les initiales de sa dénomination, à contribuer au développement de tous les Etats du monde et ce, d’une manière ou d’une autre.
Selon donc Ben Mellor, aux termes de cette convention conclue pour la durée de l’année scolaire 2008-2009, l’assurance scolaire de l’exercice est entièrement prise en charge par la coopération britannique. Celle-ci consent, pour cette durée, à assurer tous les bénéficiaires, à raison de 50 francs congolais par chacun d’eux pour un coût ne dépassant pas 500.000 livres sterling.
Pour le ministre Athanase Matenda, l’œuvre de la refondation de la République démocratique du Congo, initiée par la ferme volonté politique du Président de la République Joseph Kabila Kabange, est un travail qui s’inscrit dans la durée, et dont le socle se trouve incrusté dans l’éducation.
C’est ainsi que, a-t-il expliqué, le Président de la République a fait de ce secteur une des cinq priorités communément appelés « Chantiers de la République ».
A en croire l’argentier Matenda, point ne besoin de rappeler que l’éducation, droit naturel de chaque être vivant, contribue, non seulement à élargir les horizons de chaque individu, mais participe aussi dans la consolidation d’un Etat moderne, capable de mieux appréhender les enjeux de l’existence en tant que microcosme censé s’intégrer dans une communauté mondiale.
« La pauvreté étant d’abord la résultante de l’obscurantisme, privant l’individu de tout moyen d’épanouissement, seule l’éducation constitue la réponse appropriée pour libérer les énergies latentes qui se perdent », a dit en substance le ministre des Finances.
Le ministre des Finances a, pour ce faire, réitéré la marque de reconnaissance du gouvernement congolais à l’endroit du Royaume Uni, au travers de DFID, pour cet appui qui ne manquera de contribuer à l’amélioration de l’éducation primaire.
Matenda Kyelu a, enfin, rassuré le DFID et l’ensemble de ses partenaires présents à la cérémonie, que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour veiller à l’exécution efficiente et rationnelle de ce programme pour les intérêts de la jeunesse congolaise. Il a conclu en citant l’une des pensées du célèbre économiste américain, John Kenneth qui disait : « Et l’on peut dire généralement que l’enseignement doit occuper une place maîtresse dans les politiques concernant tous les domaines ».
(CL/Yes)
Célestin Lutete/MMC
Last edited: 25/03/2009 14:31:18