A l’hôpital général de référence de Panzi à Bukavu, sur trois cent trente quatre lits, 200 sont occupés par les femmes, tout âge confondu, victimes des violences sexuelles, a constaté le ministre Augustin Mopipi Mukulumanya.
Le ministre de la Santé publique, Augustin Mopipi Mukulumanya s’est dit chargé par le nombre de femmes fistuleuses victimes de viols internées à l’hôpital général de référence de Panzi à Bukavu dans le Sud-Kivu lors de son séjour à Bukavu, a-t-on appris de source proche du ministre.
Sur trois cent trente-quatre (334) lits que compte cet hôpital dont 200 (deux cents) sont occupés par les femmes, tous âges confondus suite aux violences sexuelles, a précisé le ministre ajoutant que cent cinquante (150) autres attendent à même le sol, leurs interventions chirurgicales.
Visiblement choqué, le ministre n’a eu des mots justes que pour qualifier des violeurs des criminels sexuels, avant de se rendre au pavillon où sont admis des enfants sans préciser le nombre, issus des viols, et qui ont reçu une somme importante d’argent afin d’assurer leur survie.
Trois pavillons en pleine réhabilitation à l’hôpital Général de Référence de Bukavu ont été également visités par le ministre qui a exprimé sa satisfaction en déclarant : « Il y a beaucoup de gens qui rêvent, croyant qu’il y aura un coup de sifflet pour démarrer les cinq chantiers. Dans le secteur comme celui de la santé, les chantiers sont en cours ».
Aux cliniques universitaires de Bukavu qui est sous la gestion de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESURS), le ministre de la Santé s’est dit déçu par des mauvaises conditions hygiéniques et a promis d’en faire part à son collègue de l’ESU.
(CL/Th/GW/Yes)
Acp
Last edited: 21/03/2009 13:41:10