Le gouverneur intérimaire est accusé par le député provincial Maurice Kuku d’avoir détourné beaucoup d’argent destiné aux entités décentralisés, pour le seul mois de janvier 2009.
L’interpellation du gouverneur intérimaire de la province de l’Equateur, Jean-Claude Baende par l’Assemblée provinciale est programmé pour aujourd’hui à Mbandaka. C’est un rendez-vous crucial pour le successeur de José Makila à la tête de cette province. Jean-Claude Baende devra se défendre devant les membres de cette Assemblée provinciale qui retiennent deux griefs contre lui. Pendant cette période qu’il assure l’intérim du gouverneur suspendu, Jean-Claude Baende aurait détourné d’importantes sommes d’argent à en croire l’honorable député Jean Maurice Kuku. Ce dernier qui est parvenu à faire voter par ses pairs la motion visant l’interpellation du gouverneur intérimaire, avance un détournement opéré en deux temps par l’accusé.
Afin de convaincre ses collègues d’adhérer à sa démarche, Jean Maurice Kuku a soutenu que le gouverneur Intérimaire a opéré des substantielles ponctions sur les 310.763.000 Fc qui revenaient aux entités décentralisées pour le mois de janvier. De cette somme, relève-t-il, seuls 232.000.000 Fc seraient parvenus à destination. En plus, souligne-t-il, Jean-Claude Baende doit justifier l’utilisation de 6 millions de francs congolais prélevés sur la prime des agents de la santé du district de la Tshuapa. L’occasion faisant les larrons, ce gouverneur intérimaire risque de répondre sur d’autres aspects de sa gestion de la province.
Mais l’ambiance ne semble pas à l’apaisement dans la ville de Mbandaka qui attend le déroulement de la plénière d’aujourd’hui. La ville se chauffe et le président de l’Assemblée provinciale en est inquiet. L’honorable Edmond Mondombo qui en a déjà vu d’autres, a dénoncé hier l’agitation qui entoure cette interpellation. Le même jour, soit hier mercredi, les partisans de Jean-Claude Baende sont effectivement descendus dans la rue pour exprimer leur soutien au gouverneur intérimaire à travers une marche pacifique.
Et si l’on peut encore qualifier cette manifestation de pacifique, il n’est pas garanti qu’elle le fera au terme de cette interpellation. Si le gouverneur intérimaire subi le sort de son prédécesseur par exemple, le risque sera grand de maîtriser la foule de soi-disant partisans de l’interpellé.
Et si par malheur des manifestations violentes sont enregistrées d’une façon ou d’une autre, ce serait une situation nouvelle dans cette ville. Ici, l’on a déjà interpellé un autre gouverneur qui est malheureusement tombé à la sentence suite à pareilles accusations. Mais, aucune violence n’avait été signalée. Il revient cependant au service de sécurité de prendre en considération les craintes du président de l’Assemblée provinciale de l’Equateur.
Tout peut arriver, à l’issue de la plénière d’aujourd’hui à l’Assemblée provinciale de l’Equateur. Pour rappel, la motion réclamant cette interpellation avait été votée par 47 voix pour, 39 contre et un bulletin nul sur les 87 suffrages exprimés. Et le gouverneur intérimaire qui séjournait alors dans la capitale était attendu à cette assemblée le 16 mars, soit lundi dernier. Jean-Claude Baende avait accueilli la nouvelle avec sérénité et promis de se présenter devant les honorables députés le jour J. Cependant, le mieux pour lui est qu’il ait des arguments solides pour convaincre l’Assemblée provinciale.
Un chef de groupement tué, 250 cases brûlées à Budjala
Les faits remontent à samedi 14 mars dernier. Selon le commissaire de district adjoint du Sud Ubangi, Willy Issekusu, tout a commencé lorsque le chef de groupement (village) Likau, un ingénieur de son état, supervisait des travaux de réparation d’une digue au village voisin Bossanga. La participation des habitants valides de ce village étant obligatoire, un messager du superviseur a interpellé un villageois de Bossanga. Ce dernier, non seulement a refusé de participer à la tâche, mais aussi, furieux, il s’est mis à menacer le messager du superviseur. Alerté, celui-ci est vite venu s’interposer entre les deux. C’est alors que le villageois a sorti son couteau pour poignarder l’ingénieur au ventre et au clavicule. Il est tombé et est mort sur le lieu.
Informés de la mort de leur chef, les habitants de Likau, village d’origine du défunt Malengunku, ont débarqué au village Bossanga pour venger le leur. Les deux villages se sont ainsi affrontés tant à l’arme blanche et qu’au fusil de chasse. Bilan en plus de la mort du chef de groupement de Likau, plusieurs blessés de part et d’autre et plus de 250 maisons brûlées. En outre, toute la population de Bossanga est allée se réfugier dans la forêt. Une mission conduite par le commissaire de district adjoint du Sud Ubangi, était descendue sur le lieu. Elle a réussi à calmer la population de Likau. A la même occasion, la délégation a arrêté 5 personnes pour non assistance à personne en danger. La situation reste encore tendue depuis samedi.
Le taux de prévalence de VIH/SIDA est de 12% au Kasaï Oriental
La province du Kasaï Oriental connaît un taux élevé de prévalence de 12% des personnes atteintes du VIH/SIDA, a déclaré la présidente de la Société civile du Kasaï Oriental, au cours d’une rencontre avec les femmes congolaises lois des échanges dans le cadre d’une conférence sur les violences faites à la femme, la paix et la sécurité, tenue à Kinshasa.
Sur ce taux de prévalence, a-t-elle dit, le nombre de femmes infectées est plus élevé tandis que la proportion est de deux femmes pour un homme et six filles pour un garçon chez les jeunes.
Selon la présidente de la Société civile, la féminisation de cette maladie fait suite aux conditions déplorables dans lesquelles vivent les femmes surtout dans les mines de diamant où elles sont à la recherche de la survie.
Elle a estimé que les us et coutumes, la pauvreté de la femme et la non prise en charge des PVV sont à la base de cette situation. Le taux de prévalence du VIH/SIDA était de 42% en 2007 dans le district de Tshilenge, 5,7% au Sankuru et actuellement à 12% pour toute la province du Kasaï Oriental selon les statistiques fournies par le PNLS ( Programme national de lutte contre le SIDA), rappelle-t-on.
(CL/Ern./GW/Yes)
L’Avenir/Le Palmarès
Last edited: 19/03/2009 19:46:05