Remarquable envolée de la Campagne de mobilisation nationale pour la collecte des dons en faveur des compatriotes sinistrés de l’Est de la RDC, telle que décrétée et lancée déjà par la présidente de la Fondation Mzee Laurent-Désiré Kabila, Mme Jaynet Kabila, en collaboration avec l’Union des Femmes du Congo (UFECO) et une troisième structure dénommée Initiative des Femmes pour la Paix dans la région des Grands Lacs
La campagne de mobilisation nationale pour la collecte des dons à apporter aux compatriotes victimes de la guerre à l’Est de la RDC, telle que l’a décrétée Mme Jaynet Kabila, présidente de la Fondation Mzee Laurent-Désiré Kabila, prend une indéniable ampleur au vu de l’importance et de la pertinence des activités qu’elle est en train de réaliser. Cela s’est confirmé de façon éclatante à la deuxième étape de lancement de cette campagne au Katanga après Kinshasa.
L’événement de la deuxième étape de lancement de cette campagne s’est déroulé effectivement à Lubumbashi le samedi 14 mars dans le cadre d’une nouvelle et coquette salle de fêtes dénommée Kalubwe Lodge fraîchement érigée dans le quartier résidentiel Golf de la ville capitale du cuivre. La manifestation a été présidée par le gouverneur du Katanga en personne, M. Moïse Katumbi Chapwe, qui a dirigé lui-même la collecte de fonds à l’ordre du jour. Le chef de l’administration provinciale s’est véritablement mobilisé dans la mobilisation aussi des personnalités qui comptent dans la capitale du cuivre pour le succès de la collecte. Le premier résultat du montant recueilli sur le champ l’atteste : un montant de l’ordre d’un demi-million de dollars américains, à côté des sommes modestes en monnaie nationale !
Eloge de la charité par Jaynet Kabila et Moïse Katumbi !
L’assistance de la haute société de Lubumbashi au dîner de collecte de fonds organisé à cet effet et qui a cristallisé la cérémonie avait été comme aiguillonnée par les choquantes images de la tragédie de l’Est d’un documentaire que les promoteurs de la campagne avaient réalisé et fait projeter à cette occasion. Il est retracé dans ledit documentaire un saisissant tableau sur la situation de guerre à l’Est placée dans le contexte politique et historique du pays. Le documentaire a dressé le tableau et fourni des explications édifiantes sur les causes les tireurs des ficelles interposés dans la tragédie, de même que les horribles retombées subies par les populations congolaises.
Il défilait ainsi devant les yeux de captivantes images des événements marquants liés à la guerre déplorée dans un déroulement des faits à partir même du combat héroïque de feu président Mzee Laurent-Désiré Kabila dont la scène de ses pathétiques obsèques après son assassinat a en quelque sorte remué le couteau dans la plaie de la brutale et inoubliable disparition du Libérateur du pays de la dictature.
Le documentaire a le mérite de mieux édifier l’opinion sur la courageuse reprise du flambeau du Héros du 17 mai par son actuel successeur, le président Joseph Kabila. On ne pouvait mieux comprendre tous les douloureux aléas des rébellions fomentés par les ennemis de la patrie levés contre le sursaut de résistance de l’avènement de l’actuel chef de l’Etat.
Les cènes d’horreurs subies par les populations de l’Est ont fait retenir à plusieurs moments le souffle de l’assistance. Dès lors sautait aux yeux l’impératif de l’élan de solidarité nationale à secourir ces victimes que sont les compatriotes des trois provinces les plus concernés et les plus sinistrées qui ont du reste été nommément citées, à savoir : les deux Kivu et la Province Orientale.
L’aspect que la cérémonie de Kalubwe Lodge a fait ressortir est la prise de conscience redoublée autour de la tragédie de l’Est nécessitant l’élan de solidarité nationale envers les compatriotes sinistrés. Tous les intervenants l’ont souligné, à commencer par la coordinatrice provinciale pour le Katanga de « l’Initiative des Femmes pour la Paix dans la région des Grands Lacs », la ci-devant très dynamique femme d’affaires, Mme Maloba, à qui est revenu l’honneur de prononcer le mot de bienvenue à la manifestation.
Quand est venu le tour du très attendu gouverneur Moïse Katumbi d’intervenir, le numéro 1 du Katanga s’est remarquablement déployé comme à ses habitudes dans la galvanisation de ses administrés pour s’impliquer dans la campagne visée de collecte de dons. Le charismatique gouverneur s’est livré à cet effet à un spécial éloge du don et de la charité envers le prochain dans le besoin. M. Moïse Katumbi Chapwe a pour ce faire invoqué sa propre expérience, en indiquant que la capacité de faire des dons dans laquelle l’homme excelle de notoriété publique était un une importante valeur humaine à laquelle chacun est convié d’aspirer. La charité et l’altruisme qui le fonde ainsi que le don qui les manifeste élèvent l’homme et accomplissent sa réussite.
Un tel éloge de la charité par le gouverneur Moïse Katumbi pour justifier son vif appel à ses administrés à consentir des dons en faveur des compatriotes sinistrés de l’Est a été appuyé par le véritable plaidoyer de la principale organisatrice de la campagne, en l’occurrence Mme Jaynet Kabila, la présidente de la Fondation Mzee Laurent-Désiré Kabila.
Comme elle l’avait fait à Kinshasa lors du premier lancement le 9 janvier de la campagne de mobilisation nationale de la collecte des fonds en faveur des compatriotes de l’Est, l’appel adressé par Mme Jaynet Kabila particulièrement aux concitoyens du Katanga a été une remarquable défense et illustration de la dimension de la charité pour la société congolaise conviée à s’assumer dans son destin afin de réaliser son véritable décollage.
Les mots simples martelés en toute humilité dans ce discours de circonstance à l’événement ont révélé en Mme Jaynet Kabila une combattante acharnée de la cause humanitaire comme l’oratrice l’a déclaré elle-même.
Rien d’étonnant que ce plaidoyer présenté après la projection du documentaire ait encore mieux touché la corde sensible de l’assistance déjà visiblement émue par les horrifiantes réalités de la guerre de l’Est plaquées à la vue. Il s’agit d’un texte qui contient tous les tenants et aboutissants de la campagne de mobilisation à l’ordre du jour. D’où l’opportunité de sa présentation ci-après dans son intégralité.
Discours de Mme Jaynet Kabila
Excellence Monsieur le Gouverneur
Notre très Chère Maman, Maman SIFA
Excellence Monsieur le Vice-Gouverneur
Honorables Membres du bureau et Honorable députés
Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement provincial
Leurs éminences, et chefs de confessions religieuses
Toutes autorités dans vos titres et qualités confondus
Distingués Invités
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs
Ce n’est pas facile de comprendre et même d’imaginer la souffrance que nos frères et soeurs à l’Est ont subie après avoir vu le documentaire. Ce sont des tristes événements qui doivent nous interpeller chacun de nous de prêcher et de s’engager dans la recherche de la paix durable. Ma modeste personne a été interpellée par ces images qui m’ont poussée à m’engager dans la recherche de la paix dans le secteur de mon travail : le social et l’humanitaire.
Distingués Invités
Mesdames et Messieurs,
Je vous remercie très sincèrement pour votre disponibilité, malgré vos différents programmes et charges, pour participer à ce lancement provincial de la campagne nationale pour la collecte des dons afin d’assister nos frères et soeurs victimes de la guerre à l’Est de notre pays, il s’agit des provinces du Sud-Kivu, du Nord-Kivu et la Province Orientale. Votre présence ici nous montre vos engagements pour une cause humanitaire et nationale. Trouvez dans mon modeste mot un signe de reconnaissance à votre égard.
Notre population a tant souffert jusqu’à nous faire, parfois, penser que la vie que notre peuple mène dans les milieux où il y a la guerre est comme notre quatrième peau, parce que la guerre n’a que trop duré. Et comme résultat : la guerre a crée des orphelins qui sont devenus des chefs de ménages en jouant le rôle des parents pour leurs jeunes frères et soeurs. Ces derniers manquent ainsi l’amour et la protection des parents que beaucoup d’entre nous, si pas tous, ont eu la chance d’avoir, ce qui nous a fait ce que nous sommes devenus aujourd’hui.
La guerre a aussi créé des veuves. Ces femmes ont perdu leurs maris dont, elles n’ont même pas eu le temps d’enterrer dignement et faire leur deuil, parce qu’elles devaient fuir pour sauver leur propre vie. Le pire ne s’arrête pas là, beaucoup de familles sont divisées à cause des différentes atrocités dont nos frères et soeurs vivent quotidiennement.
Des jeunes garçons ont étés enrôlés de force dans les armées rebelles et non régulières qui sont devenus des tueurs qui massacrent même leurs propres membres de famille. Des jeunes filles ont été prises de force pour devenir des esclaves sexuelles. Des jeunes femmes, nos mamans et même nos grand-mères, ont subi des viols et ont humiliés devant parfois leurs époux, enfants et grands enfants avec des effets secondaires comme des infections du VIH/SIDA et des infections sexuellement transmissibles (IST), des grossesses non désirables, la destruction des organes de la reproduction des femmes au-delà de toute réparation. Ces victimes subissent aussi des maladies d’ordre psychologique et le rejet par leurs propres familles. Ce sont des cicatrices qui resteront pour toute la vie.
Distingués Invités
Mesdames et Messieurs
Comme le livre de l’Ecclésiaste au chapitre 3 verset 1 et verset 8 nous l’enseigne: « Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux... un temps pour la guerre et un temps pour la paix ». Le temps de la paix pour notre pays est arrivé. Notre Président, Son excellence Monsieur Joseph Kabila a fait, une fois de plus, un pas énorme et courageux pour amener la paix à l’Est de notre pays. Rappelez-vous des événements qui viennent de se passer le mois du février dernier. Il a fait de même avant et pendant la période de transition, et après les élections, je cite en exemple le programme Amani. Le Président de la République a tendu la main vers ceux qui ont été à la base de tous les conflits qui se déroulent à l’Est.
Mesdames et Messieurs,
Le Président de la République, c’est mon frère, mais c’est mon président aussi ! Aujourd’hui je vous parle en ma qualité de citoyenne de la République Démocratique du Congo comme vous tous, ici présents. Il mérite la reconnaissance de nous tous ici comme un fils digne de la République et particulièrement un fils qui fait la fierté de notre beau et grand Katanga.
Distingués Invités
Mesdames et Messieurs
Dans un pays, si ça ne va pas en politique, ça n’ira pas non plus dans les secteurs de la vie économique et sociale, c’est-à-dire que les trois sont interconnectés et nous ne pouvons pas séparer l’un de l’autre. Quand il y a la guerre, beaucoup de nos ressources sont affectées pour répondre aux nouvelles priorités créées par la guerre, et cela provoque un impact négatif du côté social parce qu’il aura perturbations ou arrêt de programmes de la reconstruction.
Il y aura aussi l’élimination des emplois et le manque de leur création qui affecteront socialement les travailleurs qui ne pourront plus gagner de salaire. Et pour le besoin de vivre, ils se tourneront vers l’activité criminelle et contre la loi. Du côté économique, nous sommes conscients de la crise financière qui n’a pas laissé notre pays indifférent, parce que notre monde interconnecté aujourd’hui oblige les pays à l’interdépendance entre les uns et les autres. L’impact social de la crise financière qui a assez duré dans le secteur économique est mieux connu ici au Katanga par vous plus que par moi.
Mesdames et Messieurs
Pensez-vous à ces hommes, femmes et enfants qui ont vécu une autre forme de crise, la crise des conflits armés pendant plus de quinze ans et qui ont subi toute forme de violence contre l’humanité ? Est-ce qu’on peut mesurer leur niveau de tolérance ? Leur refus d’être désespéré par les défis de la guerre ? La souffrance de ces hommes et femmes et leur courage de surmonter les difficultés m’ont personnellement encouragée à être plus utile envers ceux les plus démunis. Je suis un être humain et tout ce qui concerne le bien-être de l’humanité m’intéresse.
Terence Andria, un comédien et dramaturge romain a dit que : « La charité commence à la maison ». Cela veut dire que si nous voulons faire du bien, nous devons commencer par notre propre famille. Ici, notre famille c’est nos frères et soeurs victimes de la guerre à l’Est de notre pays. Feu Président Mzee Laurent Désiré KABILA l’avait bien et clairement dit: « Peuple Congolais, prenez-vous en charge ». Le point essentiel de ce conseil de Mzee est de nous interpeller de prendre nos responsabilités et de compter sur nos propres efforts et moyens d’abord et avant tout pour résoudre nos problèmes et améliorer notre situation à nous-mêmes, avant de compter sur l’aide qui vient d’ailleurs.
Distingués Invités
Mesdames et Messieurs
Beaucoup d’entre nous et surtout ceux qui travaillent dans le secteur social peut-être sont au courant que chaque année les populations des pays développés font des collectes des fonds estimés à plusieurs millions, pour lutter en faveur de la réduction de la pauvreté dans les pays en développement à travers des Organisations non gouvernementales et caritatives. Aujourd’hui, les gens dans ces pays donateurs se posent la question de savoir ce que nous, pays bénéficiaires, faisons pour la réduction de la pauvreté.
Je suis ici pour faire un plaidoyer. Le plaidoyer pour ceux qui n’ont pas la moindre chance de vous parler et de vous exprimer leur souffrance individuellement. Nous avons essayé de le faire à travers les images du documentaire que vous venez de suivre. Nous demandons votre contribution pour donner un espoir d’un lendemain meilleur à nos frères et soeurs, car la charité commence à la maison.
Selon le HCR, il y a plus d’un million deux cents mille déplacés dans les provinces qui ont connu la guerre. Il y a certains déplacés qui ont commencé à rentrer dans leurs milieux d’origines tandis que d’autres sont toujours dans les camps des déplacés. Ils ont besoin de matériels aratoires et autres pour leur réinsertion sociale, comme l’a souligné auparavant Mme la coordinatrice provinciale, Maman Maloba wa Umba. A ce jour les efforts de l’« Initiative » dans son programme de mobilisation nationale des fonds et dons en nature nous donne comme résultat celui-ci, à savoir : plus de 420.000 dollars américains et plus de 100 tonnes de dons en nature depuis le lancement de la collecte.
Distingués Invités
Mesdames et Messieurs
Avant de terminer mon propos, je saisis cette opportunité pour vous réitérer très sincèrement mes remerciements, Excellence Monsieur le Gouverneur, pour votre implication active et personnelle dans la mobilisation, sensibilisation et l’organisation de cette soirée de lancement provinciale de collecte des dons en faveur de nos frères et soeurs victimes de la guerre. A travers vous, je remercie tous les membres de votre gouvernement qui ont participé d’une manière ou d’une autre à la réussite de ce lancement.
Mes sincères remerciements vont aussi à tous les hommes et les femmes de la Coordination provinciale qui travaillent bénévolement pour la réussite de notre collecte ici dans notre province du Katanga. Egalement mes remerciements à tous ceux qui ont entendu notre message et qui vont répondre positivement à notre appel. J’attends de vous rendre compte des résultats de notre action dans notre rapport de fin de collectes et de vous citer parmi les donateurs qui ont contribué pour aider les plus démunis. Enfin, je dis grand merci à ma très chère maman, mes soeurs ici présentes et mes frères, pas seulement pour leurs encouragements, mais aussi pour leur participation active dans la collecte nationale.
Distingués Invités,
Mesdames et Messieurs
Que le Bon Dieu vous bénisse et bénisse notre pays la République Démocratique du Congo. Ensemble tout est possible. Je vous remercie.
(DN/Yes)
Présentation de Daniel Nzuzi/MMC
Last edited: 25/03/2009 18:50:03