Le procureur de la Cour pénale internationale (Cpi) est attendu pour indiquer la personne qui s’était appropriée une participation dans la commission des crimes, a indiqué la greffière Silvana Arbia.
La grande salle de CEPAS a servi mardi, de cadre pour la conférence de presse qu’a animé Mme Silvana Arbia, greffière de la Cour pénale internationale (CPI), conférence au cours de laquelle elle a planché sur les activités de la CPI, notamment sur les procès Bemba, Lubanga, Ngudjolo et Ntaganda. Sur le dossier particulier de Jean-Pierre Bemba Gombo, la Greffière de la CPI a précisé que bien que cette affaire concerne d’abord la République Centrafricaine, elle est également une affaire congolaise en raison du fait que Jean-Pierre Bemba est un Congolais.
Elle a, par ailleurs, noté des progrès dans l’évolution de ce dossier. « Il y a des progrès importants dans l’affaire Bemba. Il y a eu une phase préparatoire et des audiences de confirmations des charges. Après cela, la Chambre préliminaire a décidé qu’il fallait expliquer au Procureur la possibilité de dire les modalités de perpétuation des crimes, c’est-à-dire indiquer la personne qui s’est approprié une participation dans la commission des crimes », a-t-elle déclaré sans plus de précisions.
Un autre progrès dans la même affaire, d’après Mme Silvana, est le délai que la Cour a donné au Procureur pour soumettre les arguments sur cette affaire, lequel délai devra expirer à la fin de ce mois, c’est-à-dire le 30 mars courant.
En ce qui concerne le procès Thomas Luganda qui a commencé le 26 janvier dernier, la Greffière de la CPI a rappelé que c’est le premier progrès devant la CPI pour les crimes de guerre en RDC. « On verra dans ce procès, et pour la toute première fois, les victimes s’exprimer et les témoins intervenir si la Cour le permet; et le jugement pourra reconnaître aussi la culpabilité de l’accusé sur 93 victimes. C’est donc des événements uniques et très importants pour la RDC », a encore fait savoir Silvana Arbia tout en relevant que ce n’est pas le seul procès et qu’il s’en suivra deux autres procès concernant toujours des Congolais, à savoir ceux de Bosco Ntaganda et Matthieu Ngudjolo, deux suspects pour lesquels des charges ont été confirmées.
Elle a, toutefois, souligné qu’il y a encore des mandats qui ne sont pas encore mis en exécution, notamment le mandat de Bosco Ntaganda dont la Cour attend la mise en exécution, étant donné qu’il n’est pas possible de procéder à sa mise en exécution sans la présence du suspect. Pour Silvana Arbia, il y a une grande difficulté qui se présente sous forme de défis pour la CPI C’est la difficulté d’assurer la sécurité des témoins et leur familles.
(CL/Milor/GW/Yes)
Jean Claude Kitete/Forum des As