Assemblée nationale : quid du mea culpa de Vital Kamerhe ?
Kinshasa, 18/03/2009 / Politique
« Jamais je ne permettrai que le Chef de l’Etat, Garant de la Nation, soit attaqué ni par moi, ni par mon institution», a déclaré Vital Kamerhe lors de la cérémonie solennelle de la rentrée parlementaire.
Pathétique mea culpa dont le retentissement n’a pas manqué d’émouvoir le père de famille. Lequel, il ne convient pas de l’oublier, a tenté à plusieurs reprises de faire revenir l’impertinent à raison. Depuis Kinshasa jusqu’à Goma en passant par Butembo. En tout état de cause, la leçon semble portée.
Efficacement. Les termes lénifiants du laïces de ce lundi 16 mars 2009 à l’endroit du magistrat suprême en disent long. La témérité vient de céder la place au réalisme. N’en déplaise aux mauvais lecteurs de l’histoire. Eux qui, animés par une pyromanie aveugle, veulent dresser un ring politique dans le secret espoir d’organiser un pugilat politique du millénaire.
Pauvres eux. La marionnette dont ils voulaient se servir dans une opération de ventriloquisme débauché a énergiquement refusé d’avaler leurs couleuvres. Elle a plutôt choisi de faire honneur au numéro I congolais. Au gré d’une ultime réminiscence politique, elle s’est souvenue qu’il n’y a aucune issue face à une démarche d’affront de l’autorité morale de la Majorité parlementaire. L’incriminé s’est rétracté en dernière minute : « …jamais je ne permettrai que le Chef de l’Etat, Garant de la Nation, soit attaqué ni par moi, ni par mon institution... ».
Le mea culpa a inondé le pays, non sans envelopper les montagnes éternelles du Nord-Kivu. La lave de ce come-back à la raison s’insinue désormais dans toutes les brèches de la rupture nationale.
Et, comme il fallait s’y attendre, le Chef a tranché en faveur d’une issue honorable à la crise. Gare désormais aux manipulateurs impénitents.
(CL/Ern./GW/Yes)
Le Palmarès
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