DiamantLa délégation du Processus de Kimberley a séjourné à Mbuji-Mayi du 10 au 12 mars pour réé­valuer le circuit formel et informel de la vente du diamant produit au Kasaï. Il s’agissait, pour la délégation, de comprendre si oui ou non le diamant produit à Mbuji-Mayi prend les chemins des cir­cuits officiels, ou s’il existe d’autres circuits maffieux qui fa­vorisent la vente du diamant de sang, rapporte radiookapi.net

La réévaluation du circuit formel et informel de la vente des diamants du Kasaï Oriental s’impose, a déclaré un membre du pro­cessus de Kimberley, « pour s’as­surer que les diamants du Congo ne servent pas les seigneurs de la guerre toujours à l’origine des conflits armés ».

Même si la pri­meur du rapport est réservée à la direction de l’organisation, les autorités provinciales déclarent que les mécanismes de contrôle misent en place fonctionnent normalement. En ce qui concerne la mis­sion, le ministère provincial des mines a déclaré que, compte tenu de la nature même de la pierre pré­cieuse, la fraude est inévitable. Néanmoins, si elle existe, elle ne dépasse pas les 2%.

Autant la société civile du Kasaï Oriental exige que le gouvernement ren­force les mécanismes de contrôle de circuit des ventes officielles, pour que la traçabilité des dia­mants soit plus transparente. C’est dans ce cadre que le Cescam réclame plus de moyen pour déployer ses agents sur tou­tes les mines.

(BT/Th/GW/Yes)

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