L’Iccn et ses partenaires ont évalué, à l’occasion de la 5ème réunion annuelle de la Coalition pour la conservation au Congo (CocoCongo), les activités de la coalition mise en place en 2004 durant les cinq années de fonctionnement.
L’ICCN et ses partenaires ont évalué les activités de la coalition mise en place en 2004 durant les cinq années de fonctionnement.
La 5ème réunion annuelle de la Coalition pour la conservation au Congo (CocoCongo) s’est tenue le jeudi 12 mars 2009 à Kinshasa. A l’occasion, le bilan de cinq années d’activités a été dressé par les participants. La satisfaction était au rendez-vous mais, tempérée par les difficultés à venir.
Financée par GTZ, le projet GEF/Pnud et le Centre du Patrimoine mondial de l’Unesco, la session annuelle visait une plus large coordination et collaboration entre les membres de cette plate-forme pour la préservation des aires protégées en République démocratique du Congo.
Comme le veut la tradition, la tenue de ces assises a constitué un moment idéal pour l’ICCN et ses partenaires de dresser le bilan quinquennal des précédentes concertations et de dresser un état des lieux de la conservation de la nature en RDC. Ils ont, par la même occasion, balisé l’avenir de la conservation de la nature de ce pays, au regard des défis réels de développement et de la promotion des aires protégées en RDC.
Dans le rapport final, les participants aux travaux de la CocoCongo, ont tous plaidé pour une gestion durable et rationnelle des aires protégées de la République démocratique du Congo. Le réseau des aires protégées de l’ICCN couvre 10 % du territoire national. Malheureusement, cette institution «éprouve de réelles difficultés pour les réhabiliter bien que la communauté internationale lui apporte des ressources substantielles qui couvrent à peine 20 % de ses besoins réels de fonctionnement et d’investissement », a déclaré l’administrateur délégué général de l’ICCN. Cosma Wilungula a ajouté que sa structure appréciait à juste titre le processus de mise en place d’un fonds fiduciaire en faveur des aires protégées de la RDC.
Pour l’ADG Cosma Wilungula, l’ICCN est engagé fermement à concevoir et à matérialiser un plan ambitieux de développement touristique dans certains de ses sites promoteurs. Il s’agit de quatre sites du patrimoine mondial localisés dans l’Est de la RDC et la Réserve naturelle Tumba dans l’Ouest.
L’Adg de l’ICCN a fait savoir que son institution œuvre également avec ses partenaires pour tirer profit de tous les mécanismes de financement liés au changement climatique sur le plan international et d’autres innovations technologiques. Le parc national de Virunga bénéficie d’ailleurs de l’appui de ces mécanismes depuis quelques années.
Des défis à relever
La conservation des ressources naturelles dans les aires protégées de la RDC serait hypothéquée pour longtemps, si la CocoCongo n’avait pas existé dans son actuel format dynamique, se réjouit l’ADG de l’ICCN. Pour lui, l’efficacité du rôle assumé par l’Unesco, la Commission européenne, le GEF/Pnud, la Banque mondiale, les Coopérations allemande, Belge, Italienne, Française et espagnole, l’USAID, le Rapac ainsi que des Ongs internationales est une évidence indéniable.
En effet, «sur un nombre limité des aires protégées, des actions visibles de gestion, de protection, de valorisation et de développement ont été exécutées durant les cinq dernières années et d’autres sont en cours grâce aux apports de nos partenaires », a affirmé Cosma Wilungula de l’ICCN. Reconnaissant, il a salué, à l’occasion, les efforts déployés par le gouvernement congolais pour faciliter cette coopération. L’Adg de l’ICCN estime que les défis à relever sont énormes et exigent plus d’attention du gouvernement congolais. Il s’agit particulièrement de la préservation de l’intégrité et de la protection durable des aires protégées dans le strict respect des conventions internationales ratifiées ainsi que l’éradication de la pauvreté des populations riveraines des sites concernés.
Quant à sa collaboration transfrontalière avec les institutions sœurs de la conservation du Rwanda et de l’Ouganda, deux pays voisins de la RDC, l’ICCN a, en croire son Adg, connu des avancées significatives en ce qui concerne le Grand Virunga.
Dans son mot de clôture, le ministre en charge de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme, José Endundo Bononge, a apprécié à sa juste valeur les travaux de la CocoCongo. « Les résultats de ces assises permettront à l’ICCN de bien jouer son rôle pour l’intérêt de toutes les nations et des générations à venir », a-t-il conclu.
(TN/PKF)
Ludi Cardoso/Le Potentiel