Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 22/03/2010 9:38 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
L’extradition du chef de guerre Laurent Nkunda à ce jour emprisonné au Rwanda ne devrait plus poser de problème compte tenue du climat de détente et de compréhension restauré entre la RDC et son voisin rwandais après l’opération conjointe de traque des Fdlr, Interahamwe et ex-FAR

NkundaAnnoncée au départ comme imminente avant de prendre par la suite les allures propres à un mystère inextricable, l’extradition de Laurent Nkunda vient de connaître une nouvelle tournure. Décisive cette fois. A l’aube de l’agitation qui anime fiévreusement l’avocat du général déchu et des cris de détresse stridents que pousse l’épouse de ce dernier, il ne fait plus l’ombre d’un doute que le décompte a bel et bien commencé.

Le sachant avec pertinence, Stéphane Bourgan, l’avocat du concerné, a décidé de sortir de sa langue de bois. Il se met désormais à crier sur la place publique avec une véhémence caractéristique des causes perdues. A sa suite et espérant attendrir l’opinion publique des Grands Lacs et ainsi faire pression sur les autorités rwandaises, l’épouse de Nkunda observe déjà son deuil.

Et pour cause ? Toutes les données en présence leur ont suffisamment montré que l’espoir n’est plus permis pour l’ancien chef rebelle. Après le pied de grue dans l’antichambre des autorités gouvernementales de Kigali, l’avocat et l’épouse ont pu relever la température du dossier.

Le morceau est à ce point chaud et brûlant qu’ils ne savent même pas où est détenu leur client et époux. Encore moins, sur quelle base juridique il est ou a été arrêté. Toutes les démarches auprès de l’Auditeur général militaire, du Procureur    de    la République, du Commissaire général de la Police, du ministère de la Justice ou de celui des Affaires étrangères du pays des Mille Collines se sont révélées cruellement improductives.

Se croyant capable de contourner malignement ce glacis sévère, l’avocat, spécialiste en droit international, a cru utile d’introduire une requête de mise en liberté. Le greffier du tribunal militaire de Kigali l’a rejetée sans ménagement. De mémoire d’homme, quand on refuse à un prisonnier les deux droits fondamentaux inaliénables qui régissent le droit international, à savoir l’accès à sa famille et aux services d’un avocat, c’est que la situation est grave. Comme c’est le cas actuellement. pour Laurent Nkunda Mihigo.

C’est pour cette raison principale que l’épouse et l’avocat tentent de livrer une bataille d’arrière-garde. A tous ceux qui ont bien voulu les entendre, ils ont promis qu’ils exploiteront tous les moyens pour bloquer l’extradition de l’ancien leader du CNDP. D’autant plus que, pour eux, à Kinshasa, il ne va pas bénéficier d’un procès juste et équitable.

Ensuite, la peine de mort reste toujours en vigueur en Rdc. En tout état de cause, si la menace d’extradition n’avait rien de réel, l’épouse de Nkunda et son avocat n’auraient nullement multiplié les démarches et la série de pressions sur le régime rwandais. Bien souvenu, c’est par la réaction du camp adverse que l’on apprend davantage sur, la réalité.

Le clou
   
Comme pour enfoncer le clou de l’extradition, le ministre congolais des Affaires étrangères vient de confirmer mardi qu’un accord d’extradition    est opérationnel entre Kigali et Kinshasa. Exploitant la même brèche, son collègue de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, a assuré que l’enfant terrible du CNDP sera livré à la Rdc suivant les accords vus et harmonisés avec le Rwanda. Ce regain d’assurance dans le camp congolais éclaire de manière spectaculaire la panique qui s’observe dans les rangs des proches de Nkunda. Cela nous permet de relire ce dossier d’extradition à l’aide de besicles.

En effet, la semaine dernière, Nkunda a failli être extradé. Un dispositif inhabituel a été observé dans les rangs des services congolais. Des coups de fil significatifs, des déplacements sournois vers N’Djili en disaient assez sur la question.

Tout observateur averti et au parfum des démarches de coulisse dans la haute ville sait que peu s’en est fallu, il y a une semaine, pour que Nkunda foule le sol kinois. En dernière minute, un grain de sable s’est glissé dans la machine. Disons mieux, un réflexe d’ordre politique et sécuritaire a contraint Kinshasa et Kigali à surseoir l’opération.

La levée de boucliers de la communauté tutsi aussi bien congolaise que d’ailleurs (Rwanda, Ouganda, Burundi) dicte des impératifs sécuritaires d’un genre particulier. Qu’on ne se le cache pas, l’appareil sécuritaire rwandais regorge en son sein beaucoup de pro Nkunda.

Au Congo, une filière diffuse s’active avec une ferveur démentielle. Entre les deux inconnues, que se passerait-il si l’officier dissident se faisait abattre en plein processus d’extradition ? Question à un franc. Mais puisse chacun comprendre pourquoi même le lieu de détention de Nkunda reste secret. Pour l’heure, contentons ­nous de cette brève exclusivité du Palmarès.

(DN/Milor/Yes)

Le Palmarès



Last edited: 11/03/2009 16:08:48

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067

© 2000 - 2010 Multimedia Congo s.p.r.l.