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La société congolaise ATC, concessionnaire de Nissan, victime de manœuvres souterraines d’un réseau d’espionnage électronique dont deux sujets étrangers infiltrés dans le pays viennent d’être appréhendés par la police qui les a déférés devant la justice

Au moment où, face à la double crise financière et économique, et même à la récession économique, bon nombre de sociétés font preuve d’imagination pour survivre, voilà qu’un groupe d’irresponsables préfère nuire à l’économie congolaise en s’employant à décourager ceux qui ont trouvé des mécanismes de transcender la crise mondiale. C’est le moins qu’on puisse dire avec le démantèlement d’un réseau d’espionnage industriel qui tentait de nuire aux intérêts de la société Auto Transport Compagny (ATC). Malheureusement pour ces criminels économiques, ils sont déjà entre les mains de la justice pour répondre de leur forfait.

Des «criminels économiques pris en flagrant délit d’espionnage électronique et industriel»! Des personnes extérieures à l’entreprise Auto Transport Compagny ont tenté de tirer des informations confidentielles de cette société. Si, indiquent des sources proches de cette entreprise, ces informations avaient été données, ce coup aurait porté préjudice à l’ATC ou aurait même provoqué la disparition de cette entreprise qui, malgré la crise, réalise de bons résultats prouvant ainsi qu’il suffit d’un peu d’imagination pour contourner la crise financière et économique qui sévit dans le monde entier.

Au centre de cette messe contre l’économie congolaise, on retrouve trois individus dont l’un, à ne pas confondre avec les deux autres, est en fait un agent de l’ATC qui, contacté, a préféré sauvegarder son honneur et celui de son entreprise en informant le comité de gestion de l’ATC. Ce qui a permis de prendre les deux «malfaiteurs» en flagrant délit d’espionnage. Il s’agit d’abord d’un homme dont les noms portent les initiales V. M., un ancien directeur commercial de l’ATC qui exercerait les mêmes fonctions au sein d’une autre entreprise évoluant dans le secteur de l’automobile. Il s’agit, ensuite, de N. M., directeur commercial au sein d’une entreprise concurrente. Le troisième et dernier individu est un informaticien de l’ATC portant les initiales H. M. et c’est ce digne compatriote qui, contacté par les deux «criminels», a fait semblant de jouer le jeu de deux espions pour en fait permettre au comité de gestion de l’ATC de mettre la main sur le réseau d’espionnage industriel.

Les faits remonteraient à fin janvier 2009 lorsque le dénommé V.M., contactera, par téléphone, l’informaticien de l’ATC qu’il connaissait bien (H.M.) sous prétexte qu’il voulait offrir son ancien ordinateur à quelqu’un, mais qu’il voulait qu’on transfère les éléments contenus dans le disque dur vers le nouvel ordinateur. Un travail facile pour Hervé qui a tout de suite marqué son accord. Rendez-vous pris, les deux personnes se retrouvèrent chez Hervé (H.M.).

Ce dernier, en expert, a réalisé le travail qu’on lui avait confié sans se douter du vrai mobile ayant poussé son ancien chef (un ancien directeur commercial de l’ATC) à le contacter. Ce dernier, ne se doutant de rien, se serait alors vite répandu en confidences, expliquant que son ami (N.M.) et lui étaient à la recherche d’un informaticien de l’ATC pour les aider à extorquer un certain nombre d’informations confidentielles. Pour le motiver, ils promirent à H.M. de lui payer, chaque mois, le double de son salaire et aussi un bonus de 20.000 Usd en guise d’encouragement.

Interrogé sur l’activité de l’ATC, H.M. répondit qu’il ne s’agissait pas seulement de la commercialisation des jeeps, mais aussi des camions. Dès que V.M. a quitté la résidence de H.M., ce dernier se serait du coup empressé d’informer le comité de gestion de l’ATC. Tout cela se passe samedi et le dimanche V.M. fait rapport à son ami N.M. et confirme à H.M. l’engagement pris. En vue de bien saisir la situation et voir jusqu’où ce réseau pourrait aller et remonter la filière. Carte blanche fut ainsi donc donnée à H.M. pour faire semblant de jouer le jeu du réseau. Les autres détails dans une de nos prochaines éditions.

(DN/PKF)

FDA



Last edited: 10/03/2009 14:23:04

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