Douze groupes armés du Sud-Kivu ont pris dernièrement l’engagement de mettre définitivement fin aux hostilités dans cette province, à travers « un acte d’engagement » signé au camp militaire Saïo de Bukavu.
Douze groupes armés du Sud-Kivu ont pris dernièrement l’engagement de mettre définitivement fin aux hostilités à travers la province. Douze responsables de groupes armés ont signé, le week-end dernier, un « acte d’engagement » au camp militaire Saïo de Bukavu en présence du ministre de la Défense et des Anciens combattants, Charles Mwando Nsimba et de la facilitation internationale.
Selon l’ACP, cet acte d’engagement confirme que les 12 groupes armés ont décidé « la fin des hostilités dans le Sud-Kivu et ont ordonné à tous leurs combattants de se préparer pour se rendre au centre de regroupement ». Ils ont demandé aux autorités locales et nationales ainsi qu’à la facilitation internationale, de prendre en compte la protection des populations civiles, des acteurs humanitaires après l’opération de la traque contre les FDLR et d’apporter une assistance humanitaire en cas de besoin.
Les groupes armés ont aussi demandé au gouvernement d’examiner favorablement leur cahier des charges, dont le contenu évoque l’avenir des cadres politiques, la libération des prisonniers et la promulgation de la loi sur l’amnistie.
Les groupes armés du Sud-Kivu ont 34 jours pour s’exécuter, selon l’Abbé Apollinaire Malu-Malu, Coordonnateur national du Programme Amani qui a précisé que ceux qui ne vont pas le faire s’exposeront à la rigueur de la loi puisqu’ils seront considérés comme des bandits à main armée.
A rappeler qu’au terme d’un séjour de travail à Goma, une délégation de groupes armés du Sud-Kivu a regagné Bukavu. Peu avant de quitter le chef-lieu du Nord-Kivu, Assanda Mwene Batu, secrétaire permanent de la Commission mixte et sécurité du Programme Amani et porte-parole du Groupe armé du Sud-Kivu, a déclaré à l’issue de la rencontre qu’il a eue avec le ministre de la Coopération internationale et régionale, Raymond Tshibanda, que les groupes armés du Sud-Kivu qui ont adhéré au processus de paix, ont cependant, formulé des revendications.
Ils ont souhaité leur implication dans la gestion politico-administrative de leur entité et intégrer l’armée et la police. «Nous avons besoin de la paix, la paix est déjà là et nous devons la consolider », a déclaré Asanda à la presse. Le ministre Raymond Tshibanda a soutenu que ceux des membres de groupes armés qui ne vont pas adhérer au dernier accord sur le processus de paix seront considérés comme des bandits armés, des hors-la-loi et par conséquent, ils seront traités comme tels.
(CL/Milor/Yes)
Louis-Paul Eyenga Sana/Le Potentiel
Last edited: 06/03/2009 16:01:13