Selon lui, cette société d’Etat dont l’activité vitale de­meure le transport des minerais, est sacrifiée au profit de grands camions des privées qui assurent ce transport. Cet élu du Katanga regrette de voir l’Etat congolais négliger le chemin de fer au pro­fit de la route qui est du reste abîmée par ces camions à grand tonnage.

« A cause des décisions du pouvoir, le gouvernement les populations sont délaissées. Il avait été prévu que l’Union minière produise les minerais, que ces minerais soient transportés par la SNCC. Comment pouvons-nous comprendre que l’Etat propriétaire de ces deux sociétés, sacrifié le transport par le chemin de fer au profit de la route ? C’est là que se trouve la maladie de la SNCC, a indiqué le député provincial Kisula. Pour lui, les propriétaires de ces camions qui transportent des minerais ne sont pas néces­sairement des Congolais. “On peut restructurer la SNCC comme on veut, mais si le trans­port des minerais n’est pas as­suré par les chemins de fer cela ne servira à rien », a-t-il mar­telé.

En réaction, le directeur de cabinet du ministre provincial des Infrastructures du Katanga re­connaît que cette prérogative était reconnue à la SNCC. Mais Laurent Kahozi ajoute que les difficultés que connaît cette so­ciété ont poussé les opérateurs miniers à opter pour le transport routier.

Laurent Kahozi précise aussi qu’il n’y a aucune loi dans notre pays qui interdit le trans­port des minerais par route: De tout temps, le transport, surtout le transport minier  transport des matières lourdes, a été effectué par la SNCC.

C’est à la suite de cette baisse de performance que le trans­port routier apris de l’ampleur au point de s’imposer sur le transport ferroviaire. Je pense qu’il faut souligner que le transport routier dans notre pays est libéralisé. Il n’est pas interdit à un citoyen, à un opérateur qui désire de créer une so­ciété de transport de prendre cette initiative. Il n’y a aucune loi qui interdit de payer le transport par route et qu’il soit opéré par un privé”.

Pour le ministre national des transports à Kinshasa, une étude est menée avec les syndi­cats des travailleurs de la SNCC pour relancer l’outil de produc­tion de cette société avec un financement de la Banque mon­diale et du Fonds monétaire international. Ce qui, selon lui, fa­vorisera sa relève.

(GM/Ern./Yes)

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