La prévenue caroline Sinzidi, veuve du regretté professeur Mboma, restera en prison tout au long du procès.
Le mardi 3 mars dans un arrêt avant-dire-droit, la Cour militaire de Kinshasa/Gombe a rejeté la requête de mise en liberté provisoire introduite par les avocats de Caroline Sinzidi Luwansangu. Elle restera donc dans l’état où la Cour a trouvée. Et ce, jusqu’au jour du verdict.
Justifiant la décision de la Cour, le colonel Paul Ilunga Dikita que malgré sa qualité de médecin, mère de famille, la libération de cette femme peut entraîner la disparition de certains indices.
Avant de rendre son arrêt la Cour a tablé d’abord sur les motifs. Il a eu d’abord la présentation de la requête de mise en liberté provisoire qui a évoqué la maladie de son fils Mboma Junior et de la prévenue elle même qui souffre de l’hypertension. Sans aussi oublier qu’elle a déjà purgé six ans de détention, qu’elle est ophtalmologue, donc d’une grande notoriété, et aussi chrétienne.
Mais selon le ministère public représenté par le major Gbonga Esso Mbengana Jean Marie, il n’est pas nécessaire que Dr. Caroline Junior sorte pour la maladie de son fils Mboma Junior. Quant à la mère elle-même, qu’elle soit soignée comme tous les prisonniers.
A propos de la recevabilité de cette requête, la Cour a déclaré par la bouche de son président, que d’après le Code pénal militaire, le prévenu qui interjette appel demeure en cet état. Néanmoins, il peut demander sa mise en liberté. La requête de Dr Caroline Sinzidi était donc recevable.
Quant aux moyens avancés par la défense la Cour à relevé que les documents sur la maladie de Mboma Junior sont en photocopies. Par ailleurs, elle les a écartés pour leur ancienneté. Soit onze ans d’existence. En plus, la santé de cet enfant évolue normalement. Par conséquent, la Cour a rejeté ce moyen.
Pour la prévenue Caroline Sinzidi, la Cour a dit que lorsqu’on allègue une maladie, il faut la prouver. Et la prévenue ne peut sortir que si le médecin estime qu’il faut la soigner en dehors de la prison. Par conséquent, la Cour a aussi rejeté ce moyen.
Il faut noter qu’à cette audience, la défense de la prévenue Caroline Sinzidi était assurée par Mes Peter Ngomo Milambo. Thierry Bongeli. Jacqueline Yoka et Séraphin Malala. Du côté de la partie civile, on a vu Mes Mutiri Muvongo Audifax et Irene Kabamba.
Me Mutiri a représenté la partie civile Palmyre Mboma et Jean-Michel Mboma. Ce dernier lui a même donné procuration spéciale pour interjeter appel incident. Pour l’audience du mardi 24 février, cet avocat n’a déclaré à la Cour que la partie civile n’avait pas, été notifiée. Il est passé au greffe après avoir lu le journal “Le Potentiel”. C’est ainsi que le greffier lui a notifié la date d’hier.
(GM/Ern./Yes)
Le Potentiel
Last edited: 05/03/2009 17:21:48