Le Président rwandais Paul Kagame reconfirme la rencontre incessamment des ministres des Affaires étrangères de deux pays, dans une ville qui reste à déterminer.
Le président rwandais, répondant à une question de la presse sur l’extradition de Nkunda, en présence de Ban Ki-Moon, a déclaré que les ministres des Affaires étrangères de deux pays travaillent sur le dossier, question de trouver un cadre juridique convenable.
Un souhait qui passe pour une condition à peine voilée, le président rwandais souhaiterait voir l’intégration du CNDP à la Police et aux FARDC se réaliser totalement. Paul Kagame a affirmé que la fin de la première opération conjointe ne marquait pas la fin de la coopération entre les deux pays, anciennement ennemis.
Pas plus tard que hier, le Président rwandais a reconfirmé la tenue, la semaine prochaine, de la bipartite Rdc-Rwanda dans une ville à désigner, pour définir définitivement les modalités de l’extradition du général déchu Laurent Nkunda.
A en croire Paul Kagame, ladite rencontre mettra au tour d’une table les ministres des Affaires étrangères de deux pays.
Par ailleurs, Kagame s’est dit satisfait de l’aboutissement heureux de l’opération conjointe qui a abouti à des succès éclatants, notamment l’amélioration des relations de bon voisinage entre les deux pays, le démantèlement du Cndp et la mise en déroute des Fdlr.
Quatre responsables des rebelles hutu frappés par les sanctions de l'Onu
Quatre responsables politiques ou militaires des rebelles hutu rwandais ont été placés sur la liste des personnes frappées par les sanctions de l'Onu, ont annoncé mardi soir les missions diplomatiques de trois pays occidentaux.
Ces quatre personnes, membres des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), sont Callixte Mbarushimana, Stanislas Nzeyimana, Pacifique Ntawunguka et Léopold Mujyambere, indique un communiqué conjoint des missions permanentes auprès de l'ONU de la France, du Royaume Uni et de la Belgique.
Ce communiqué précise que la désignation de ces quatre hommes témoigne de la détermination de la communauté internationale à lutter contre ceux qui s'opposent au désarmement des groupes rebelles en République démocratique du Congo.
Les sanctions individuelles imposées par le Conseil de sécurité aux personnes accusées d'entraver le processus de paix en République démocratique du Congo (RDC) consistent en un gel de leurs avoirs financiers et une interdiction de voyager à l'étranger.
Le communiqué souligne que pour la première fois, trois des quatre responsables sanctionnés le sont "en raison des recrutements d'enfants et des violences sexuelles auxquels se sont livrés les groupes qu'ils dirigent". Il s'agit de MM. Nzeyimana, Ntawunguka et Mujyambere.
Estimées à environ 6.500 hommes, les FDLR étaient réfugiées en RDC depuis le génocide contre la minorité tutsi au Rwanda de 1994, auquel certains ont participé.
Kinshasa et Kigali, qui se sont affrontés à deux reprises depuis 1996, avaient créé la surprise en janvier en lançant une campagne armée conjointe contre ces rebelles hutu en territoire congolais.
Les derniers soldats rwandais présents dans l'est de la RDC pour participer à cette traque ont regagné leur pays fin février mais l'opération est restée inachevée, de l'aveu des dirigeants congolais et rwandais.
(CL/PKF)
Célestin Lutete/MMC
Last edited: 04/03/2009 13:05:53