Les partenaires extérieurs associés au Fonds pour les forêts du bassin du Congo se retrouvent à Kinshasa pour peaufiner de nouvelles stratégies en vue de la sauvegarde de ce patrimoine commun de l’humanité. Le Fonds pour les forêts du bassin du Congo (FFBC) se dit prêt à financer des projets fiables dans le domaine environnemental. L’annonce a été faite par Wangari Maathai, co-présidente de FFBC, samedi 28 février 2009 dans l’entretien qu’elle a accordé à la presse quelques heures après son atterrissage à l’aéroport de N’Djili.


Par la même occasion, le prix Nobel de la paix et administrateur des forêts du bassin du Congo a précisé que des projets qui pourront être financés ne seront pas seulement ceux conçus pour le Congo, mais également tout autre projet ayant un lien étroit avec les réalisations du comité des forêts d’Afrique centrale (Comefac). Encore, faut-il que le projet soit celui qui contribue à la réduction de la pauvreté.

Selon le Prix Nobel de la paix, la gestion rationnelle des forêts du bassin du Congo nécessite des efforts de tout le monde. Surtout si l’on doit considérer l’intérêt que représente ce massif forestier pour la planète. « La population locale a intérêt à s’impliquer dans la gestion de nos forêts. Cette population doit profiter de l’opportunité qui leur est offerte pour la protection des forêts du bassin du Congo », a-t-elle poursuivi.

Il faut noter Wangari Maathai vient participer aux travaux de la 4ème réunion du conseil de direction du Fonds pour les forêts du bassin du Congo. Cette réunion se tient dans la capitale congolaise, du 1er au 3 mars 2009. Elle sera co-présidé par Paul Martin, premier ministre honoraire du Canada et Mme Wangari Maathai, Prix Nobel de la paix et Administrateur des forêts du bassin du Congo.

Pour le ministre de l’environnement, José Endundo Bononge, il s’agit d’une rencontre importante où des décisions importantes seront prises. L’on pourra également étudier les mécanismes de mise en œuvre d’une politique de gestion des forêts. Une occasion pour les participants, de bien réfléchir sur les forêts du bassin du Congo.

L’adhésion internationale

Le Fonds pour les Forêts du Bassin du Congo (FFBC) a pour objectif global d’atténuer la pauvreté et lutter contre les changements climatiques en réduisant le taux de déboisement. Son but est: de ralentir et, éventuellement, d’inverser le taux de déforestation dans le bassin du Congo; de fournir des mécanismes de soutien qui protègent les forêts ; et d’assurer le pérennité des retombées bénéfiques pour les collectivités des soutiens qui protègent les forêts.

Lancé en Juin 2008, le Royaume-Uni et la Norvège gouvernement se sont engagés 100 millions de livres. Co-présidé par l’honorable Paul Martin et Wangari Maathai, le Conseil de direction est responsable d’assurer la direction stratégique, l’adéquation des activités avec les orientation stratégiques et veiller a la participation des différents acteurs. La Banque africaine de développement héberge le secrétariat FFBC.

Les forêts du Congo sont à la croisée des chemins. Soit l’exploitation forestière industrielle s’y développe hors de tout contrôle, au détriment des forêts, des très nombreuses populations qu’elles abritent, de la biodiversité et du climat mondial, soit les autorités de la sous-région réussissent à mettre en place les mécanismes qui en assureront la sauvegarde. Cette seconde hypothèse constitue un défi incroyable, mais est la seule envisageable...

(Ern/CL/PKF)

Olivier Kaforo/Le Potentiel