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Le Secrétaire général de l’Onu, M. Ban Ki-Moon livrant les impressions de ses récents et successifs passages en RDC et au Rwanda s’est déclaré optimiste pour ce qu’il a indiqué être « un nouveau chapitre » ouvert dans les relations entre ces deux pays visités.

La fin des opérations militaires conjointes entre les FARDC et l’Armée rwandaise contre les FDLR, marque une nouvelle aire dans les relations entre la RDC et le Rwanda. La déclaration a été faite par Ban Ki-moon, secrétaire général de l’Onu, lors de sa visite à Kigali.

Le secrétaire général de l’Onu a fait cette déclaration lors d’un point de presse animé conjointement avec Paul Kagame à Kigali, à l’issue d’un entretien avec le président rwandais dans son cabinet de travail. Ban Ki- moon faisait ainsi allusion à la fin des opérations conjointes FARDC-Armée rwandaise. Entre-temps à Kinshasa, on enregistre des réactions tant au pouvoir qu’à l’opposition sur l’appel lancé par Ban Ki-moon pour mettre fin à l’impunité au sein des FARDC, rapporte radiookapi.net.

Selon le secrétaire général de l’Onu, les opérations conjointes FARDC-RDF qui se sont déroulées, du 20 janvier au 25 février 2009, ouvrent un nouveau chapitre dans les relations entre la RDC et le Rwanda. L’occasion pour le président Paul Kagame d’indiquer que, si les deux pays en convenaient, de nouvelles occasions de coopération conjointes sont envisageables dans l’avenir : pas nécessairement dans le cadre des opérations contre les FDLR, mais aussi dans d’autres domaines qui intéressent la vie des populations de deux pays, a-t-il ajouté.

Pour Ban Ki-moon, toutes nouvelles opérations devraient nécessairement éviter de mettre en danger la vie des populations civiles. Et d’ajouter qu’au moins 13 des présumés planificateurs du génocide de 1994 seraient encore en liberté, « en Afrique centrale ou de l’Est », sans citer un seul pays. Ban Ki-moon espère les voir arrêtés et transférés devant les juridictions internationales compétentes.

Interrogé sur une éventuelle extradition de Nkunda vers la RDC, le président Kagame a indiqué que les 2 ministres des Affaires étrangères du Rwanda et de la RDC, « travaillent sur le dossier », question de trouver un cadre juridique convenable. Mais, le président rwandais souhaiterait voir l’intégration du CNDP au sein des FARDC se réaliser totalement. C’est en milieu de la journée que Ban Ki-moon a quitté Kigali pour New York, via l’Egypte et l’Allemagne.

Des réactions sur l’impunité

Lors de son passage dans l’Est de la RDC notamment à Kisangani puis à Goma , le secrétaire général de l’Onu , Ban Ki-moon, s’est exprimé sur plusieurs points. Il a, entre autres, demandé au gouvernement congolais de ne plus intégrer dans l’armée tous les militaires impliqués dans les cas des violences sexuelles.

Pour le ministre congolais de la Communication et Médias et porte-parole du gouvernement, les propos de Ban Ki-moon sont considérés comme un signe d’encouragement. Le gouvernement toujours selon Lambert Mende a mis sur pied un service chargé de démasquer tous les militaires impliqués dans ces abus : « On a créé dans le ministère de la Défense, le service militaire d’intégration (SMI) dont le but est justement de procéder à la sélection de tous ceux qui sont candidats à l’intégration au sein des Forces armées pour en expurger les personnes qui ne sont pas en bonne santé physique, en bonne santé mentale, les criminels, les non Congolais. Nous comprenons que le secrétaire général nous exhorte à faire cela, mais nous le faisons déjà. Donc nous sommes au même diapason ».

Alors que fait le gouvernement pour punir effectivement les criminels ? A ce sujet, le ministre Mende a dit qu’une cour militaire a été créée opérationnelle, elle est installée à Goma et couvre l’ensemble du Nord et du Sud-Kivu, spécialement pour de tels cas.

Pour sa part, l’opposition politique estime que c’est au chef de l’Etat qu’il revient de mettre fin à l’impunité en RDC. Eve Bazaiba, sénateur et membre du MLC, dénonce aussi la proposition d’intégrer certains militaires dans l’armée sans tenir compte de la justice : « C’est le chef de l’Etat qui avait lancé la campagne de lutte contre l’impunité. Maintenant, en ce qui concerne l’impunité liée aux violences faites à la femme, nous sommes au mois de la femme et j’en profite moi aussi pour dire que je dénonce la politique de deux vitesses, je dénonce le fait qu’on puisse laisser Bosco Ntaganda s’intégrer notre armée sans qu’on puisse faire appliquer la justice. Et en même temps, je dénonce le fait que nous sommes déjà en train au Sénat, de subir des pressions pour pouvoir adopter la loi sur l’amnistie, amnistier Bosco Ntaganda, amnistier Nkundabatware, sans tenir compte des victimes de violences sexuelles en période de conflit ».

(D N/PKF)

Okapi.net/Le Potentiel



Last edited: 04/03/2009 12:54:28

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