DéputésLes députés nationaux et sénateurs katangais en vacances parlementaires à Lubumbashi viennent de faire entendre leur voix en rapport avec la pétition initiée à l’Assemblée nationale par quelques députés nationaux, pour débattre de la question de la présence des troupes rwandaises sur le sol congolais. Ce groupe parlementaire a collectivement dénoncé cette initiative qu’il qualifie de cabale destinée à déstabiliser le pouvoir en place. C’est à l’issue d’une réunion tenue au gouvernorat du Katanga, que députés nationaux et sénateurs katangais en vacances parlementaires dans la ville cuprifère ont exprimé de vive voix leur désaccord à la pétition initiée à Kinshasa.


Il sied de rappeler que cette pétition réclame la convocation d’une session extraordinaire de la chambre basse du Parlement sur la présence des troupes rwandaises en République démocratique du Congo. Le député Vano Kiboko explicite la position de son groupe : « Les initiateurs de cette pétition sont allés très vite en besogne, peut-être qu’il y a des intérêts personnels, des intérêts cachés derrière cette initiative.

Nous avons analysé la chose et nous avons pensé que le gouvernement congolais et le chef de l’Etat avaient tout à fait raison de pouvoir initier ces contacts pour créer la paix dans l’Est du pays. » Mais pourquoi ce dossier agite-t-il particulièrement les élus du Katanga alors que ceux des provinces concernées, ceux des deux Kivu, sont plutôt calmes ? Répondant à cette question, le président du groupe parlementaire du Katanga a renvoyé la balle dans l’autre camp.

« Il y a eu plutôt agitation du côté du Kivu, notamment. S’il y a eu cette initiative de la pétition, ça veut dire qu’il y a eu agitation du côté de nos collègues venant du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Et nous, nous avons constaté cela, nous avons commencé à analyser, la tête froide, et nous avons compris que ça risque d’être une cabale qui tend à déstabiliser les institutions mises en place. Ça, on ne peut pas se le permettre », a-t-il conclu.

(DN/Th/GW/Yes)

Stéphane Salikoko/L’Avenir