Dans l’élan de la promotion de cinq chantiers, le Japon ex­prime ses intentions d’accompa­gner la RD Congo dans le chantier emploi.

C’est dans cette optique qu’une délégation japonaise con­duite par Nishiwaki Hidetaka, Di­recteur Général du département développement humain au niveau de l’Agence japonaise de coopé­ration internationale (JICA), a été reçu samedi dernier par le Minis­tre de l’Emploi, Travail et Pré­voyance sociale, Ferdinand Kambere dans son cabinet de tra­vail.

Il a été question pour les deux parties au cours de cette audience de s’entretenir sur l’état de la coopération en matière de formation professionnelle. Les deux parties ont constaté que l’état de la coopération entre les deux pays dans le domaine de la forma­tion professionnelle est bon.

Pour la petite histoire, ce cadre de coo­pération remonte des années 1980 et s’illustre par le soutien du Ja­pon en terme financier et techni­que qui s’est manifesté dans le cadre de la formation profession­nelle au niveau de l’Institut natio­nal de préparation professionnelle (ENPP). Mais toutefois, c’est vers les années 1988 à la suite des tur­bulences socio-politiques qui ont secoués la RD Congo que ce ca­dre de coopération a été suspendu.

 En dépit de ce contexte du pays, le Japon n’a pas baissé la garde dans ses intentions de soutenir la RD Congo. Et, maintenant à l’heure de la reconstruction du pays, le Ja­pon revient encore sur orbite pour renforcer ce cadre de coopération. Ils veulent mettre à profit les expé­riences acquises dans le cadre d’échange et de partenariat exis­tant entre les deux pays.

Au cours de cette audience, ils ont envisagé d’envoyer une équipe d’expert qui vont examiner comment approfon­dir l’état de coopération entre les deux pays dans un bref délai et cela, en fonction des besoins de l’INPP. Dans le même registre, les deux parties ont examiné la pos­sibilité d’étendre cette formation dans d’autres provinces du pays.

Pour la délégation japonaise, le souci qui anime l’Agence japonaise de coopération internationale est de renforcer ce cadre de coopéra­tion, mais aussi elle est favorable à l’approvisionnement de l’INPP de nouveaux équipements.

 Pour sa part, le Ministre de l’Em­ploi, Travail et Prévoyance sociale, Ferdinand Kambere a invité la délégation japonaise d’orienter leurs interventions en vue de créer des emplois réels, amener les jeunes  stagiaires à s’imprégner des mé­tiers, mais aussi à les appliquer dans un élan de développement local.

La coopération japonaise est présentée aussi dans d’autres pays africains dans le cadre de la formation professionnelle, particu­lièrement au Sénégal. Les deux parties ont envisagé la mise sur pied d’un cadre tripartite pour la formation professionnelle entre la RD Congo, le Sénégal et le Japon en vue de renforcer les échanges d’expérience et des stages de for­mation technique.

Le Ministre Fer­dinand Kambere s’est estimé sa­tisfait de la concrétisation de ce cadre de coopération entre les deux pays dans le domaine de la formation professionnelle. Le Mi­nistre souhaite que l’INPP puisse décentraliser ses activités à travers le pays. Le vœu du ministre est que cette coopération soit fruc­tueuse et profitable aux deux Etats, et que cela puisse créer de l’emploi auprès des jeunes, mais également réduire la pauvreté.

Après l’audience auprès du Minis­tre Ferdinand Kambere, la déléga­tion japonaise a fait une descente sur terrain pour palper du doigt les réalités de la formation profession­nelle au niveau de l’INPP. Nous re­viendrons dans nos prochaines éditions.

(DN/Th/GW/Yes)

Saint Hervé M’Buy/Uhuru