SoldatsLes opérations militaires conjointes en cours dans l’Est de la République démocratique du Congo prennent fin à la fin de ce mois de février. « Coup de tonnerre » qui vise les rebelles ougandais de l’Armée de résistance du Seigneur (Lra) dans la Province orientale et l’opération conjointe Fardc-Fdr contre les rebelles rwandais dans le Nord-Kivu ne survivront à ce mois.

Au sujet de la première opération lancée le 14 décembre dernier, le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication et des médias, Lambert Mende est catégorique. Selon lui, la troupe ougandaise engagée dans cette opération quittera « (…) la République démocratique du Congo fin février ».

Lambert Mende qui estime que la tâche essentielle a été effectuée, reconnaît cependant que la « (…) force résiduelle de 180 éléments (…) » que compterait encore la Lra sera anéantie par les forces de sécurité congolaises. L’armée et la police nationales de la Rdc s’occuperont d’elle avec l’appui de la Monuc, a-t-il indiqué au lendemain des pourparlers entre les Etats-majors des forces ougandaise et congolaise.

Ces assises des jeudi et vendredi à Kinshasa avaient été précédées par celles des vendredi 6 et samedi 7 de Gisenyi entre les ministres des Affaires étrangères de la Rdc et du Rwanda. Alexis Thambwe Mwamba et Marie-Rose Musaminary se sont exprimés à leur tour au sujet de l’opération en cours dans le Nord-Kivu. L’opération qui engage des troupes rwandaise et congolaise contre les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (Fdlr) dans le Nord-Kivu va prendre également fin au terme de ce mois, ont affirmé les deux ministres. Et ces derniers d’ajouter qu’une cérémonie solennelle sera organisée pour marquer la fin de cette mission.

Néanmoins, une certaine opinion s’insurge contre des missions avortées qui en appelleraient d’autres. Celle-là est d’avis que la tâche qui revenait à l’une et l’autre opération devait être achevée sinon parachevée, avant d’envisager un quelconque démantèlement de ces opérations conjointes. Si le Sud-Soudan qui a également envoyé des éléments dans la Province orientale ne s’est pas encore exprimé sur la prolongation de l’opération « Coup de tonnerre », tel n’est pas le cas de l’Ouganda. Le parlement de ce dernier pays a réclamé cette prolongation. Tout comme le parlement rwandais au sujet de la traque des Fdlr au Nord-Kivu et, du bout des lèvres, les chefs coutumiers de cette dernière province.

Mais, pour sa crédibilité et le respect de la parole donnée, le gouvernement congolais qui a accueilli ses troupes étrangères sur son sol devra d’abord respecter les échéances avancées… Même si l’on doive reprendre l’une et/ou l’autre opération.

(CL/Th/Yes)

P.M.L./L'Avenir