Ce projet vise principalement à éduquer les fabricants de « Makala » (braise) afin de ne pas abattre les arbres d’une manière incontrôlée.
Le Centre de Recherches Agronomiques pour les pays en Développement (CIRAD), a procédé mardi en la salle de conférences de la Fondation Hans Seidel à la Gombe, au lancement officiel du projet « Makala » dont le coût est évalué à environ trois millions d’Euros pour une durée de quatre ans.
Selon le coordonnateur du projet, J.M. Marin, l’objectif poursuivi par le projet est d’entreprendre des recherches dont le résultat permettra la réduction de la pauvreté. Il sera question d’étudier les mécanismes pouvant permettre aux populations locales d’exploiter rationnellement les forêts, de façon à protéger les essences naturelles.
Le projet vise principalement à éduquer les fabricants de « Makala » (braise) afin de ne pas abattre les arbres d’une manière incontrôlée. Les arbres fruitiers nourrissent les populations locales. Les abattre reviendrait à priver cette population de quoi se nourrir, a affirmé J.M. Marin, avant d’ajouter qu’il ne faut pas interdire à la population de couper les arbres, mais les éduquer en cette matière. Selon lui, les études récemment menées ont révélé que 80% des forêts de la RDC sont exploitées par les fabricants de braise, tandis que les 20% restants vont à d’autres usages.
Dans son mot de clôture, le secrétaire général à l’Environnement, Abel Léon Kalambay, a loué l’initiative prise par CIRAD. Il a souligné que la question de l’énergie fait partie intégrante du programme d’action du ministère de l’Environnement et qu’elle est également une priorité du gouvernement de la RDC. Toute initiative dans le cadre d’accompagnement du gouvernement en ce sens sera la bienvenue, a-t-il dit. A noter aussi que le projet Makala vise la gestion durable des ressources bois- énergie en RDC. Ces activités vont se situer autour de la ville de Kinshasa et ses environs ainsi que dans la ville de Kisangani, dans la province Orientale.
Le projet va s’articuler autour de deux volets à savoir, le volet plantations et le volet forêts dégradées. Des chercheurs nationaux et internationaux, ainsi que les membres de la société civile y seront associés. Parmi les partenaires du projet « Makala », figure le musée royal de Terviurin (Belgique), le CIFOR (Cameroun), l’UNIKIN et l’UNIKIS.
(TN/Th/Yes)
ACP