Artiste peintre chevronné, chercheur et enseignant, il a apprécié, à sa juste valeur, l’initiative du centre Wallonie-Bruxelles, lors de 1’ouverture officielle de cette exposition à l’Ina.
L’exposition « Dimension plurielle a vécu. Pendant presque trois semaines, les peintres ont confirmé leur talent à travers leurs oeuvres. Cette manifestation a fait l’union des institutions universitaires a caractère artistique, a savoir l’Académie des Beaux Arts, l’Institut supérieur des arts et des métiers et l’Institut national des arts. Elle a également scellé le partenariat avec le centre Wallonie Bruxelles de Kinshasa et ces institutions.
Au-delà de la beauté des oeuvres d’art, les critiques et chercheurs ont tiré des leçons. Parmi ceux-là, il y a Maître Lema Kusa. Artiste peintre chevronné, chercheur et enseignant, il a apprécié, à sa juste valeur, l’initiative du centre Wallonie Bruxelles, lors de 1’ouverture officielle de cette exposition à l’Ina.
Pour lui, « Dimension plurielle » est une exposition de peinture contemporaine congolaise aux multiples facettes, à la thématique diversifiée, au registre éclaté. Les peintres comme les musiciens et les hommes de théâtre sont des citoyens engages qui veulent rendre compte des soubresauts socio-politiques interminables de ce pays pour les exorciser, des créateurs qui oeuvrent pour répondre à leurs envies, mais aussi demandes de ceux avec lesquels ils pensent que l’art est un vrai bouclier contre l’ignorance et l’exclusion, des hommes et des femmes qui s’interrogent face à un monde qui en vient parfois à nier ses valeurs et ses idéaux, à se jeter tête baissée dams les voles les plus incertaines.
Et il y a des raisons de se réjouir de la tenue de « Dimension plurielle », a-t-il indiqué. Pour lui, cette manifestation est la preuve irréfutable que les créateurs congolais, mêmes inconnus ou méconnus sont prolifiques et imaginatifs, d’une fécondité exceptionnelle qu’il convient de mettre en lumière.
Il a loué la vertu de l’art et des œuvres d’art. La création, qu’elle soit théâtrale, musicale ou plastique, peut proposer un espace d’échange où chacun vient donner ce qu’il a de mieux ses tentatives de s’approprier le monde par l’imagination. Sans faire du théâtre, de la musique, de la couture et de la peinture des lieux de militantisme étrique, nous aimerons y faire vibrer des questions humaines et sociales, raconter nos histoires, connaître celles des autres, dans nos heures sombres comme dans nos inventions les plus universelles.
Après l’exposition, le Centre Wallonie- Bruxelles tient à assurer l’encadrement des artistes peintres.
(BT/Milor/Yes)
L’Etoile de la Nation
Last edited: 20/02/2009 14:26:25