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Bonjour | 20/03/2010 18:40 | English Make DC Home page | RSS feed

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Le déroulement des opérations militaires conjointes menées actuellement par les armées de la RDC, du Rwanda et de l’Ouganda contre les rebelles rwandais et ougandais atteint progressivement et enfin l’objectif recherché de déloger ces forces négatives déstabilisant la région, ce qui augure réellement le retour de la paix voulue

Depuis environs quinze ans, la partie Est de la Ré­publique démocratique du Congo est sinon en ébulli­tion permanente du moins sujette à une insécurité ré­currente. Il ne se passe pas un mois entier sans qu’une nouvelle dramatique ne dé­range la quiétude des paisi­bles citoyens. L’Est, ce sont les provinces Orientale, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Ka­tanga, particulièrement. Seule la province du Maniema, la moins lotie en matières précieuses, qui échappe à ce tableau peint en lettres de sang.


En effet, depuis 1994, année de l’entrée massive des hutus rwandais dans notre pays, suite au génocide du peuple tutsi, le pouvoir de Kigali a toujours cherché à déstabiliser les deux provin­ces du Kivu pour, officielle­ment, récupérer les rebelles Interamwe transformés en Fdlr mais, en réalité, pour prendre part à l’exploitation de nos richesses minières. Car, dès 1998, avec le dé­clenchement de l’invasion de notre pays par l’armée rwan­daise sous le couvert de la rébellion » du Rcd (Ras­semblement congolais pour la démocratie), cet Etat voi­sin s’est mis aux trousses des rebelles hutus jusqu’en 2003.

En 5 longues années, très peu d’Interahamwe ont été soit capturés soit tués. Le plus grand butin de l’ar­mée rwandaise était, par contre, constitué des ri­chesses de notre sol, le coltan, la cassitérite, l’or, etc. Et comme l’on dit que l’ap­pétit vient en mangeant, les affidés du pouvoir de Kigali ont voulu que la fin de la guerre soit repoussée cha­que fois. Même lorsque tout était bien réglé, ceux des Rwandais ayant acquis la nationalité congolaise sous la bénédiction des accords concoctés lors du Dialogue intercongolais de Sun City, en République Sud-africaine, le colonel Mutebusi et le général Laurent N’Kundabatware ont provo­qué d’autres tueries afin de perpétuer l’exploitation mi­nière.

Dans le district de l’Ituri, en Province Orientale, des tribus voisins, poussés par des tireurs de ficelles oeuvrant dans l’ombre, se sont canardés des mois et des années durant, trans­formant cette partie du pays en véritable enfer. Ces qua­tre provinces se sont dis­tinguées également par la formation des milices ar­mées, parfois surarmées et qui n’avaient comme cibles finalement que la population congolaise. L’exploitation des richesses minières était aussi à l’avant-plan des motivations inavouées des chefs de guerre. Avec des frontières poreuses, des re­belles des Etats voisins ont commencé à s’infiltrer chez nous pour exploiter nos ri­chesses, tuer nos popula­tions, violer les femmes et les jeunes filles et emporter les biens de toute nature chez eux. Au point que leurs pays respectifs sont deve­nus des exportateurs de ces richesses sans avoir chez eux.

L’autre plaie qui a tou­jours accompagné ces guer­res ouvertes ou larvées, c’est l’enrôlement des en­fants dans les rangs de ces milices. Ainsi, des effectifs d’enfants-soldats recensés dans le monde, 10 % sont des congolais, des enfants de l’Est utilisés par des groupes armés jusque Mardi prospèrent dans l’Orientale, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et, en nombre restreint, dans le Katanga. Cette situation dramatique ne peut, en aucun cas, perdurer encore longtemps. Les autorités politiques et administratives, les parlementaires, les mem­bres de la magistrature, les responsables des confes­sions religieuses, des entre­prises et de la société civile devraient tous se mobiliser, comme un seul homme, pour mettre un terme à l’in­sécurité régnant à l’Est.

L’espoir renaît

Dans deux mois, cela fera quinze (15) ans depuis que les hutus rwandais sont entrés au Zaïre comme réfu­giés craignant les nouveaux maîtres de Kigali, les tutsis conduits par Paul Kagame. Suite à toutes les conflagra­tions armées citées ci-haut, la plupart des neuf pays avoisinant la République dé­mocratique du Congo abri­tent sur leur sol des milliers de nos compatriotes comme réfugiées. Mais, nulle part on n’a appris que les Congolais avaient transformé ces terres d’accueil en territoi­res conquis. Ce qui n’est malheureusement pas le cas avec nos voisins du Rwanda qui chercheraient à s’im­planter définitivement au Congo.

Ceci ne pouvant être to­léré, tous les Congolais qu’ils soient de l’Est, du centre ou de l’Ouest, sont absolument opposés à la naturalisation collective des étrangers, à l’invasion de nos terres et à l’exploitation clandestine et illicite de nos richesses du sol et du sous-sol. Comme les réfugiés Rwandais ont démontré qu’ils avaient un agenda caché, la population congolaise s’est toujours montrée hostile à leur pré­sence. Il a donc fallu nous organiser pour les bouter dehors, d’une façon ou d’une autre. Etant donné qu’ils n’étaient pas disposés à rentrer chez eux volontai­rement, il fallait les y con­traindre, par la force. Et, c’est à ce stade où se trouve notre armée.

Malheureusement, l’ar­mée nationale républicaine n’est pas encore dotée des moyens voulus pour faire peur à d’éventuels atta­quants. Les Faz (Forces ar­mées zaïroises) de la deuxième République ayant été démantelées par celui-­là même qui les avait créées, entendez le Maréchal Mo­butu, les Rwandais ont profité de cette faiblesse pour nous attaquer en 1996 et 1998. Après 5 ans de guerre, en 2003, les Forces armées de la Rdc (Fardc) ont regroupé en leur sein des militaires formés et des mi­liciens issus des rebellions. Mais, l’armée républicaine dissuasive n’est pas encore là, ainsi que le regrette la Conférence épiscopale na­tionale du Congo (Cenco) dans son message élaboré à l’issue de la session ordi­naire de son comité perma­nent tenue du 9 au 12 fé­vrier 2009 à Kinshasa.

Comme il fallait parer au plus pressé et comme il fallait montrer au pouvoir de Kigali que Kinshasa n’avait que faire des Fdlr, l’Exécutif congolais a invité son armée pour prendre une part ac­tive à la traque des réfugiés hutus récalcitrants et réfrac­taires aux ordres et lois de notre pays. Les évêques ca­tholiques sont inquiets du fait que chaque fois que l’ar­mée de ce pays voisin entre chez nous ce sont des trau­matismes profonds que su­bissent nos populations. D’où leur appel à la vigilance et leur recommandation au gouvernement de mieux dé­fendre les intérêts de notre population. Sans oublier la recommandation portant sur le retour dans les délais des toutes les troupes rwan­daises engagées dans la tra­que des Fdlr.

Parmi les raisons qui in­citent à l’espoir, nous cite­rons celles-ci :

- l’engagement pris par le chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange de mettre fin aux opérations militaires conjointes dans le délai ;
- l’appui apporté au gou­vernement et au Président de la République par la ma­jorité des président des As­semblées provinciales et de quelques gouverneurs de province ;
- le soutien de la com­munauté internationale à ces opérations;
- le soutien sans équivo­que des chefs traditionnels des provinces du Nord et du Sud-Kivu; les résultats obtenus sur le terrain des opérations au Nord-Kivu.
-l’offre des services de la Monuc pour le retour Volontaire et le désarmement des Fdlr ;
- le nombre en constante hausse des rebelles hutus rwandais candidats au rapa­triement...

(BT/Milor/GW/Yes)

Eden Nsi Bamfumu/La République



Last edited: 21/02/2009 11:55:24

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