Dix-septième anniversaire, ce lundi 16 février, de la marche des chrétiens réclamant la réouverture de la Conférence nationale souveraine, manifestation qui fut réprimée dans le sang par la soldatesque du dictateur Mobutu hostile au processus de démocratisation qui s’amorçait à cette époque
Alors que l’opération conjointe FARDC-DFR contre les FDLR au Kivu tire à sa fin, la situation devient préoccupante au point que HWR dénonce le massacre de 100 civils par les rebelles rwandais à Ufumando dans le territoire de Masisi.
Entre le 20 janvier et le 8 février 2009, les FDLR ont massacré au moins cent civils congolais au Kivu, révèle un communiqué de Human Rights Watch. Dans lequel, il recommande que les forces congolaises et rwandaises devraient faire de la protection des civils une priorité.
Les chercheurs de Human Rights Watch ont interrogé des dizaines de victimes et de témoins récemment arrivés dans les camps des déplacées situés près de Goma en provenance des zones proches d’Ufamandu et de Walowaluanda (Nord-Kivu) ainsi que de Ziralo, au Sud-Kivu. Pour les troupes de la coalition rwando-congolaises, les propos de Human Rights Watch sont « scandaleux ».
De leur côté, les rebelles rwandais (FDLR) ont réfuté les allégations de l’ONG américaine. Toutefois, ils se sont gardés d’affirmer avoir perdu le contrôle du groupement d’Ufumando. A rappeler que l’ONG internationale Human Rights Watch a reproduit les témoignages de meurtres de civils commis par les FDLR depuis le 20 janvier, date du début des opérations conjointes menées contre ces rebelles par les Forces de défense rwandaises et l’armée nationale congolaise.
Les témoins ont déclaré que lorsque les forces de la coalition ont attaqué Kibua dans le groupement d’Ufumando, le 27 janvier, les civils pris au piège ont tenté de fuir. Les FDLR ont tué de nombreux civils à coups de hache et d’autres ont perdu la vie sous les tirs croisés. Alors qu’elles fuyaient la confrontation militaire, les FDLR ont enlevé des civils, les forçant à porter leurs biens.
A Remeka, près d’Ufamandu, les FDLR ont tenu une réunion au cours de laquelle, ils ont accusé la population, les dirigeants locaux et le groupe armé Maï-Maï, qui avait été leur allié, de les avoir trahis. D’après un habitant présent à la réunion, les FDLR ont averti les villageois qu’ils ne seraient pas autorisés à partir et que les rebelles étaient en train d’ «aiguiser leurs lances et leurs machettes ».
Au terme de cette réunion, les FDLR ont érigé des barrières pour empêcher les habitants de fuir. Lorsque certains ont tenté de partir, les FDLR les ont attaqués, tuant des dizaines de personnes avec des fusils, des grenades, des roquettes et des machettes.
A rappeler que jeudi dernier, Mme Alison Des Forges, spécialiste mondiale du génocide de 1994 au Rwanda a trouvé la mort lors du récent crash à Buffalo aux USA. De son vivant, elle a témoigné au TPI en qualité d’experte du HWR.
(DN/Th/GW/Yes)
Louis-Paul Eyenga Sana/Le Potentiel