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Dans la chanson « Likelemba », Reddy parle en fait de lui « C'est Juste pour dire à tous que dans la vie la roue tourne. Je conseille aux gens de comprendre que dans la vie chacun a son tour ».

Le dernier des Mohicans, Reddy Amisi, n’a pas encore dit son dernier mot. Auteur des chansons à thème, « Bayilo Canto » semble avoir eu sa cure de jouvence en Angola. Il y était avec son groupe en tournée promotionnelle.

Casa do Canto, le groupe de Reddy Amisi semble avoir retrouvé la pêche après sa tournée en Angola. « Bayilo Canto » le sait, il est face à son destin musical.

 Considéré comme le dénier des Mohicans, pour ses chansons à thème d’une rare beauté artistique, Reddy Amisi a pu réaliser que sa popularité n’est pas encore entamée sur le plan international. Amisi a profité de son voyage en Angola pour faire la promotion de son de son nouvel album « Likelemba ».

Reddy Amisi et son groupe ont regagné Kinshasa ragaillardis. Assurés que le disque qui sortira bientôt, connaîtra un grand succès. Ils se préparent à livrer quelques concerts à Kinshasa pour préparer la sortie de « Likelemba ».

Les contrats

Ancien de Viva la Musica de Papa Wemba, qu’il a servi pendant plus de 15 ans, Reddy Amisi a tenté une expérience avec Casa do Canto, après le succès fou récolté avec les albums « Prudence » et « Zigi ».  Et de la plus belle manière. Certes, Reddy Amisi connaît un passage à vide. L’album « Etoile » n’a pas été grand succès d’édition. La Casa do canto, le groupe qu’il a crée après avoir quitté Papa Wemba, ne lui donne pas du répondant.

Pendant son absence des musiciens ont quitté la barque, sans doute taraudés par la galère. Reddy minimise cette défection. Le chanteur rumba rock croit encore à son talent. Le rebond viendra peut-être des contrats de production qu’il vient signer et du disque qui sort.

Reddy Amisi a séjourné pendant 6 mois en Europe pour décrocher des contrats de production. Il est fier d’en avoir signé quelques-uns, des fermes. « J’ai signé au moins six contrats. La première partie de mes engagements, je l’ai honorée en me produisant à Toronto, Montréal, Québec et Ottawa au Canada...

La seconde partie concerne la prochaine tournée aux Etats-Unis, déclare Reddy Amisi. Son groupe n’a pas pu l’accompagner faute de visas. « J’ai dû recourir à des musiciens installés à Paris. Si tout va bien, je ferai la prochaine tournée avec mon groupe, fait­- il  remarquer. Après les Etats-Unis, Reddy et son groupe envisagent de se produire au Canada et en Europe.

Optimiste quant à l’avenir de son groupe, Reddy estime qu’il a encore beaucoup de choses à réaliser.

« A part Simaro Lutumba et moi, je ne vois personne qui propose des textes éducatifs ou qui parle de la vie quotidienne dans la société. C’est dire que j’ai encore ma place et mon rôle est toujours important dans la musique congolaise », réclame-t-il.

Dans « La chanson « Likelemba », Reddy parle en fait de lui « C est Juste pour dire à tous que dans la vie la roue tourne. Je conseille aux gens de comprendre que dans la vie chacun a son tour. Moi, mon tour est déjà passé. Les autres ont déjà bouffé plus de cinq fois, mais ne veulent pas donner la chance aux autres », déclare-t-il.

 C’est le dixième album de sa carrière. « C’est une grâce pour moi de totaliser aujourd’hui plus de 100 chansons dans ma carrière, et la plupart sont des oeuvres anthologiques », se loue Reddy.

 A travers ses chansons, il a toujours démontré qu’il est un artiste de talent. La musique r-dcongolaise, dit-il, manque de producteurs professionnels. « Elle souffre d’ un problème d’encadrement. Si Rochereau, Kabasele, Papa Wemba sont des références de notre musique, c’est parce qu’ils ont bénéficié d’un bon encadrement.

Dans le temps, la formation des jeunes était assurée. On pourrait citer des structures comme Chem Chem Yetu, Ebonga, Gemiko, Luambo chante, le Théâtre de verdure... avec des personnalités comme Père Buffalo (l’initiateur du groupe Minzoto Wela Wela). On ne devenait pas artiste sans parcours, sans encadrement dans un centre. Aujourd’hui la plupart des jeunes sortent de chez eux jusqu’à la célébrité sans passer par un encadrement, la famille elle-même n’assumant pas ses responsabilités, déplore Amisi.

Pour Reddy, il ne faut pas confondre succès et art. « C’est une erreur de voir les choses ainsi. On ne fait pas la musique pour le succès. Le succès est le résultat du travail fourni et il est aidé par la promotion.

La grandeur d’un artiste se reconnaît par ses oeuvres, le nombre d’années qu’il a accompagné les gens avec son art, son expérience. C’est le cas de Stones, James Brown, Peter Gabriel, Youssou N’Dour... », souligne-t-il. « Dans ma vie d’artiste, je crois avoir connu beaucoup de choses. J’étais le lieutenant, l’enfant chéri de mon ancien patron, Papa Wemba. Le fait de se séparer d’avec le vieux Bokul et de quitter le milieu de Viva la Musica a provoqué des déchirures, reconnaît-il.

(BT/Milor/Yes)

Daniel Cassinon Mpoyi /Le Soft International



Last edited: 13/02/2009 17:37:35

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