Depuis qu’il est dans Dynastie Mutuashi, il révèle avoir déjà composé 4 chansons déjà sorties sur le marché sous l’accompagnement de Dynastie Mutuashi.
Aimedo est arrivée à Kinshasa entre 1998 grâce à l’implication personnelle de l’homme d’affaires Cardozo Muamba qui l’a pris à partir de Tshikapa, où il n’avait plus rien à prouver. Car, devenu déjà célébré et populaire juste après qu’il ait passé son temps comme coiffeur ambulant dans les mines du coin
Abordé par AfricaNews, Aimedo retrace les péripéties de sa carrière musicale de cette période sombre jusqu’à ce jour où il savoure un succès au plan national à côté de Tshala Muana dans l’orchestre Dynastie Mutuashi.
Entre 1986 et 1992, Aimedo a fait ses débuts dans la musique au sein d’un groupe religieux dénommé « La Voix du Seigneur »; dans une paroisse à Tshikapa.
Il quitta ce groupe déçu par un pasteur qui l’avait roulé dans la farine dans une affaire de diamant. A partir de ce moment -1994-, Aimedo se voit contraint de vivre en faisant le mélange des musiques religieuse et mondaine.
Toutefois, il chantait seul à la manière d’un griot, avec sa guitare acoustique en bandoulière.
Quelques temps après, il associe à cette aventure ses cousins pour l’accompagner au chant, sous l’accompagnement du vieux Lumingu « Dimanche » qui jouait merveilleusement à l’harmonica.
Il récoltera ainsi un réel succès dans tout le territoire de Tshikapa et ses environs ainsi que les lointaines contrées de Koni, Demba, Ilebo, Mweka etc.
L’on note que c’est à Koni qu’il avait créé son premier orchestre folklorique réellement structuré. Il voyage pour Kananga en vue de prendre part à un concours de musique folklorique.
A 1’issue de cette épreuve, il s’en tire avec le 1er prix pour sa chanson intitulée « Dikenga diani » -Ma souffrance- dans laquelle il avait exploité profondément un proverbe luba: « Tshipote muteya mpuku ».
En 1990 ; il est rappelle d’urgence par les chefs coutumiers de Tshikapa qui appréciaient sa façon de chanter; les thèmes qu’il exploitait ainsi que le rythme traditionnel de sa musique.
Arrivé à Tshikapa, Aimedo trouve deux frères, chefs traditionnels, qui se disputaient le pouvoir. C’est un déclic et une chanson verra le jour à partir de cette histoire pour réconcilier les frères ennemis : « Mubulemu kua musangana ».
Cette chanson lui apporte malheur... L’aîné de ces deux frères le foudroie impitoyablement. Aimedo s’en sort avec une vive brûlure sur ses deux lèvres.
Il a failli en mourir en 1966, n’est été l’intervention mystico-traditionnelle du grand chef Kalamba de Bashilanga qui, en vue de le guérir, lui a remis un bracelet pour sa protection physique et spirituelle contre les esprits maléfiques.
Ainsi revigoré, Aimedo reprend la musique et renoue avec son succès. Il était invité de temps à autre à se produire à Tshikapa centre, Kabungu, Kamako, Ndundu Norte en Angola, etc.
Dans l’entre-temps, il avait installé le siège de son groupe à Kamonia et épousé une jolie fille du nom de Josée Muenda, aujourd’hui mère de ses quatre enfants.
Entretenant des relations étroites et sincères avec Cardozo Muamba, le chanteur Aimedo n’aura pas difficile à convaincre ce dernier à mettre la main à la poche pour l’amener à Kinshasa.
Il débarque ainsi dans la capitale RD-congolaise vers la fin de l’année 1998.
Début 1999, Aimedo crée son deuxième orchestre folklorique dénommé Kasaï Jazz. Il préfère, quelques mois après, rentrer à Tshikapa avec ses musiciens. En 2000, Aimedo perd sa première épouse qui lui a laissé une fille de 11 ans.
En 2002, une plus grande partie de ses musiciens se désolidarisent de lui et regagnent Kinshasa. Ces dissidents commencent à utiliser abusivement quelques-unes de ses chansons.
Lors de sa rencontre avec Tshala Muana -pour la première fois- à Kananga en 2002, Aimedo en profite pour signifier à Mamu nationale qu’il est un grand compositeur et auteur de quelques chansons à succès que ses anciens musiciens ont vendu à quelques artistes de la capitale.
Intéressée, Tshala Muana l’incorpore au sein de Dynastie Mutuashi par principe car, son séjour dans le chef-lieu de la province du Kasaï Occidental étant très bref, elle fera une promesse à Aimedo de le faire voyager dans les jours à venir, question de patienter jusqu’à son retour de l’Europe, voyage qui était déjà au programme.
A son retour de l’Europe en 2003, Tshala Muana envoie un titre de voyage et tout le nécessaire à Aimedo pour lui permettre de rejoindre Kinshasa, ce qui fut fait et a permis à Aimedo de faire partie officiellement partie de l’effectif dans Dynastie Mutuashi où lui évolue jusqu’à ce jour.
Avec cet ensemble musical, il a déjà participé aux enregistrements des albums suivants : « Tshianza, Mamou nationale et Enkor et toujours » ainsi que d’autres oeuvres à caractère publicitaire.
Il participe à toutes les productions scéniques et voyages de Dynastie Mutuashi tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
Aimedo avoue qu’il est content de sa collaboration avec Tshala Muana. Car, celle-ci a un esprit ouvert de partage, du travail bien fait et d’un bon encadrement de ses musiciens.
Depuis qu’il est dans Dynastie Mutuashi, il révèle avoir déjà composé 4 chansons déjà sorties sur le marché sous l’accompagnement de Dynastie Mutuashi. Il s’agit de « Luadiambombo, Tshisalu, Kuimini mukute et Biasala wapita ». Polygame, Aimedo vit actuellement avec deux femmes et est père de 6 enfants.
(BT/Milor/Yes)
Zenga Ntu/Africa News