Le procès opposant M. Thomas Lubanga au Procureur de la Cour pénale international  se poursuit aujourd’hui 03 février à la Haye, siège de la CPI au Pays-bas. L’audience devrait normalement commencer ce matin à 9h30’ avec la poursuite de l’interrogatoire du témoin OTP-DRC-WWW-0038. Ce pre­mier procès a débuté le mois, dernier, le lundi 26 janvier.

Thomas Lubanga Dyilo, fondateur et dirigeant pré­sumé de l’Union des patriotes congolais (UPC) et de sa bran­che armée, les Forces patrioti­ques pour la libération du Congo (FPLC), a été arrêté puis trans­féré à la CPI en vertu d’un mandat d’arrêt délivré le 10 février 2006 sous scellés par la cham­bre préliminaire ; sur requête du procureur de la Cour.

Les charges à son encon­tre ont été confirmées par les juges le 29 janvier 2006 et son procès, le tout premier de l’his­toire de la CPI depuis sa créa­tion, a déjà débuté et se poursuit encore Pour rappel, selon que la CPI renseigne, M. Lubanga Se­rait responsable, en qualité de co-auteur, des crimes de guerre consistant principalement au fait de procéder à l’enrôlement et la conscription d’enfants de moins de quinze ans dans les Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), et de les faire participer activement à des hos­tilités, dans le cadre d’un conflit armé international de début septembre 2002 au 2 juin 2003 (sanctionnés par l’article 8-2-b-xxvi du Statut de Rome).

Nul n’ignore cependant que la CPI gère actuellement pour la République démocrati­que du Congo, trois affaires sui­vantes qui sont en cours d’exa­men par les chambres concer­nées : Le Procureur c/Thomas Lubanga Dyilo; Le Procureur c/ Bosco Ntaganda ; et Le Procu­reur c/Germain Katanga et Ma­thieu Ngudjolo Chui. L’affaire concernant Thomas Lubanga Dyilo est en phase de première instance tandis que les deux autres affaires en sont encore à leur phase préliminaire.

Les accusés Thomas Lubanga Dyilo, Germain Ks­tanga et Mathieu Ngudjolo Chui sont détenus par la Cour. Le suspect Bosco Ntaganda est actuellement en liberté.

(Milor/GW/PKF)

Lepetit Baende/L’Avenir