Concernant l’opération conjointe menée dans l’est de la Rdc entre Kinshasa et Kigali, le Nigérian Obasanjo a souligné qu’elle avait conduit au retour de rebelles hutu dans leur pays après leur réédition.
Un sommet des chefs d’Etats de la région des Grands lacs africains sur la crise dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) a salué l’« amélioration » des relations entre Kigali et Kinshasa, en clôturant ses travaux samedi à Addis-Abeba. « Le sommet a pris note de l’amélioration des relations entre le Rwanda et la RDC (...) et de l’opération militaire conjointe des deux pays à la poursuite des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda, basées dans l’est de la RDC) », a déclaré le ministre kenyan des Affaires étrangères, Moses Mwetangula lors d’une conférence de presse.
Le sommet se félicite également « de l’arrestation et de la détention du général rebelle (tutsi congolais) Laurent Nkunda », a ajouté le ministre à l’issue de la réunion qui a duré presque deux heures. Le chef de la diplomatie kenyane a toutefois souligné que le processus de médiation entre Kigali et Kinshasa était maintenu, annonçant la tenue prochaine d’une nouvelle réunion des ministres de la région des Grands Lacs.
L’ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, l’un des médiateurs de l’UA dans cette zone, a assuré que Nkunda, arrêté par les autorités rwandaises était « entre de bonnes mains. Il va bien »
« Nous avons gardé certains contacts avec lui et nous sommes satisfaits de ses conditions de détention », a déclaré M. Obasanjo. Concernant l’opération conjointe menée dans l’est de la RDC par Kinshasa et Kigali, le Nigérian a souligné qu’elle avait conduit au retour de rebelles Hutus dans leur pays après leur édité le patron de l’UA qui l’organisait cette réunion, Jean Ping, a déploré que « malgré les derniers développements en RDC qui semblent indiquer des perspectives très encourageantes quant à la fin des hostilités, la situation humanitaire demeure incertaine et inquiétante pour les populations ».
Réuni à la veille du 12éme sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, cette Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) devait à l’origine être consacrée aux pourparlers de paix entre le gouvernement de Kinshasa et la rébellion de Nkunda. Mais, depuis le 20 janvier, l’ordre du jour initial de la rencontre est caduc. Ce jour-là, les armées congolaise et rwandaise ont lancé leur opération conjointe dans l’est de la RDC.
Le premier objectif de l’offensive s’est avéré être la neutralisation de Nkunda. L’ex-général qui défiait le président congolais Joseph Kabila a ensuite été arrêté au Rwanda le 22 janvier. A propos des pourparlers de paix entre le gouvernement de RDC et le CNDP (Congrès national pour la défense du peuple, dirigée jusqu’à son arrestation par Nkunda, et dont une partie des combattants a depuis rallié le gouvernement de Kinshasa), M. Obasanjo s’est déclaré optimiste.
« Du côté du CNDP, certains ont déjà décidé d’intégrer (l’armée congolaise) et nous croyons que ceux qui ne se sont pas encore ralliés doivent être persuadés de le faire », a-t-il déclaré. Onze Etats membres de la CIRGL ont participé aux travaux, ainsi que les co-facilitateurs de la crise de l’est de la RDC : M. Obasanjo et Benjamin Mkapa (Tanzanie)
(Milor/GW/PKF)
Le Palmarès
Last edited: 03/02/2009 16:10:17