La première édition des « Rencontres des écrivains du fleuve Congo » s’était déroulée le 4 juillet 2008, à Brazzaville, à l’initiative des éditions Hemar, sur le thème à « Construire un espace commun par la pensée et l’écriture ».

Il s’agissait de voir dans quelles conditions et selon quelles modalités les écrivains de la République du Congo et ceux de la République démocratique du Congo pouvaient, à travers une plate-forme associative commune, ouvrer ensemble à l’édification d’un pont littéraire sur le fleuve Congo. De cette première édition est née l’Association des écrivains du fleuve Congo (A.E.F.C.), une plate-forme culturelle et apolitique. Désormais elle prend le relais des éditions Hemar.

Conformément à ses objectifs et sous son entière responsabilité, elle a organisé à Kinshasa, le vendredi 28 novembre 2008, au Cercle Elaeis de la Gombe, la deuxième édition des « Rencontres des écrivains du fleuve Congo ».

Cette deuxième édition avait pour thème : «  La production littéraire dans l’espace congolais.Problèmes et perspectives ». Ce thème invitait les écrivains réunis à réfléchir ensemble sur l’état de la production littéraire dans les deux Congo.

La notion de « production littéraire » réfère non seulement à l’acte de produire une oeuvre de l’esprit ou l’oeuvre elle-même, mais aussi à la capacité de la réaliser, c’est-à-dire la productivité.

La production d’une oeuvre de l’esprit, tous genres confondus, exige de celui qui s’y adonne des dispositions pour ce faire et quelque chose à dire certes, mais aussi des techniques appropriées pour l’accomplir avec bonheur.

Par ailleurs, la production littéraire n’a pas pour finalité elle-même, mais le lecteur.

Mais elle ne peut atteindre ce dernier qu’en passant par les circuits d’édition et de diffusion. La notion de «  production littéraire » renvoie donc, d’une part, aux questions d’esthétique et de genres littéraires et, d’autre part, aux problématiques relevant de l’édition et de la diffusion. Question complexe, la création littéraire avec ce qu’elle comporte d’interrogations spécifiques sur les choix esthétiques et génériques propres à chaque auteur n’a pas été abordée au cours des deuxièmes « Rencontres des écrivains du fleuve Congo ». La réflexion s’était organisée plutôt autour de ces deux autres axes : problèmes d’édition et de diffusion. Problèmes d’édition.

Quelle politique éditoriale faut-il développer dans l’espace congolais ? Comment inciter les pouvoirs publics « créer des maisons d’édition et à soutenir les éditeurs privés ? Quelles sont les conditions et modalités de création d’une structure éditoriale commune aux deux Congo ? Comment amener les hommes des affaires à investir dans le secteur du livre ? Problème de diffusion.

(Milor/BT/PKF)

Le Potentiel