La stabilité actuelle des prix des produits pétroliers ŕ la faveur du taux flottant du franc congolais a permis la reconstitution des stocks. Dčs lors, le gouvernement considčre qu'il peut résilier le contrat réguličrement honoré de la fourniture des produits pétroliers par une firme sud-africaine pour un montant de 30 millions de dollars américains.
Le secteur pétrolier jouit actuellement en Rdc d'une relative stabilité grâce ŕ l'adaptation du taux flottant pour le franc congolais en lieu et place du fixing qui a entraîné la révision de la structure de prix ŕ la pompe amenant ainsi le carburant, vendu avant la libéralisation du marché ŕ 70 Fc le litre, ŕ 280 Fc soit une augmentation de 400%. L'accalmie qui prévaut dans ce secteur s'explique également par la signature du contrat de fourniture des produits pétroliers, le 29 mars 2001, entre Cohydro et l'entreprise sud-africaine TERCO PETROLEUM, pour un montant de 30 millions de dollars américains.
Grâce ŕ ce contrat, TEPCO a pu fournir ŕ Cohydro trois cargaisons successives de 44.000 tonnes/métriques, de 16.000 TM et de 17000 TM, respectivement en juillet, en novembre et en décembre 2001, pour une valeur globale de 25 millions de dollars américains. L'Etat congolais a dű honorer en totalité tous ses engagements. D'oů la confiance des opérateurs privés du secteur qui ont permis la reconstitution du stock de sécurité des produits pétroliers, représentants environ 2 ŕ 3 mois de consommation.
Aujourd'hui, le pays est ŕ l'abri de rupture de stock, donc d'une quelconque pénurie dans un secteur stratégique celui des produits pétroliers. L'application de la politique des prix rémunérateurs ŕ la pompe par le gouvernement, suite ŕ l'adoption de taux de change flottant, a eu pour effet de rétablir la rentabilité des activités pétroličres tant du point de vue importation qu'au niveau de la distribution. Le flux d'importation des produits pétroliers est redevenu régulier. Mais, il se fait que le gouvernement finançait le contrat sud-africain avec le produit de ses royalties provenant de l'exploitation du pétrole brut de Moanda.
Eu égard ŕ la stabilisation du marché pétrolier et dans le souci de mettre en action son programme social, le gouvernement est d'avis qu'il ne serait pas contre-indiqué de résilier le contrat qui le lie au gouvernement sud-africain par son entreprise TEPCO PETROLEUM. De sorte que les royalties générées par la production nationale seraient canalisées vers d'autres secteurs jugés prioritaires. Ici, le ministre des Mines et Hydrocarbures, Simon Tumawaku tient ŕ apaiser les esprits des uns et des autres pour préciser que le contrat conclu avec les Sud-Africains avait été signé pour une année avec possibilité de renouvellement.
En cas de résiliation du contrat, il n'y aurait aucune incidence négative sur l'approvisionnement du pays, car les multinationales, les sociétés nationales ainsi que la Cohydro assureront sans interruption l'approvisionnement en produits pétroliers. En plus, aucune cause du contrat ne s'oppose ŕ sa résiliation ŕ tout moment et ne fixe aucun délai pour ce faire. Par contre, il est prévu que tous les six mois, les deux parties peuvent se concerter et entrevoir les possibilités de mettre fin au protocole d'accord.
S'il existe un domaine oů le gouvernement a fait montre de maîtrise, c'est celui du secteur pétrolier qu'il a pu stabiliser sans un temps record. Cette stabilisation est ŕ verser dans ses acquis.
Last edited: 07/05/2006 00:10:56