Le Chef de l’etat, Joseph Kabila Kabange, a présidé le vendredi 23 janvier 2009, la première réunion interinstitutionnelle de l’année. Autour de lui : le président du Sénat Léon Kengo wa Dondo, le président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe, le Premier ministre Adolphe Muzito ainsi que d’autres responsables généralement associés. A l’ordre du jour : la durée des opérations militaires conjointes Rdc/ouganda/Sud-Soudan et Rdc/Rwanda entreprises contre les groupes armés étrangers sévissant dans la province Oriental et dans le Kivu. Le compte rendu fait à l’issue de la rencontre indique l’unanimité autour de la durée des opérations visant à neutraliser, d’une part, les rebelles ougandais de la LRA et, d’autre part, les rebelles rwandais des Fdlr.


Ainsi, les opérations militaires contre la LRA dureront 21 jours. Tandis que celles engagées contre les Fdlr prendront fin après 15 jours.

Kamerhe fait le compte-rendu de la réunion

Intérêt de là nation oblige ! Le président de l’Assemblée nationale, V. Kamerhe, a restitué à son tour et à l’attention des députés, cette réunion interinstitutionnelle.

A cet effet, la véritable mission des troupes rwandaises et ougandaises à l’Est, la durée de cette mission ainsi que la date du retour de ces troupes dans leur pays d’origine, ne cessent d’alimenter les débats dans les salons huppés tant de la capitale que d’ailleurs.

Comme d’aucuns le savent déjà, depuis un certain temps, il se déroule des operations conjointes Fardc-unités de l’armée de l’Ouganda en province Orientale, avec tous les dégâts collatéraux que l’on a déplorés. Il est un fait qu’à l’occasion de plusieurs motions d’informations au cours de la session tant ordinaire qu’extraordinaire qui vient de s’achever, les députés, toutes tendances confondues, ont déploré et condamné ces dégâts.

C’était également le lieu pour les honorables députés de déplorer également l’absence des mesures de protection des populations civiles, lesquelles sont livrées à la fureur de la Lra, comme l’a dit le président Kamerhe, le bilan macabre en sa possession fait état de plus de 650 personnes sauvagement massacrées. Ainsi que l’opinion l’a bien appris alors que cette opération contre Lra se poursuive, une autre vient d’être envisagée avec les unités de l’armée du Rwanda dans la province du Nord-Kivu. Question de traquer les ex-Far, Interahamwe et Fdlr.

Pour ce faire, V.Kamerhe a rappelé la décision prise par les députés de la province Orientale, du Sud-Kivu et du Nord-Kivu de rencontrer le Premier ministre afin de lui exprimer les inquiétudes quant à ça. Là, ce n’était que  l’introduction  du président Kamerhe.

La paix : un chemin parsemé d’embûches

Selon V. Kamerhe, le Président de la République a d’emblée expliqué le Schéma choisi pour le rétablissement définitif de la paix dans la province Orientale et dans le Nord-Kivu. Et de dire que comme tout un chacun, J.Kabila est conscient que le chemin vers la paix est toujours parsemé d’embûches et d’obstacles de tout genre. Pour le Président de la République, « le plus important c’est de savoir comment le contourner pour atteindre l’objectif ultime de la paix ».

Joseph Kabila a rappelé à l’attention de ses interlocuteurs la longueur « du processus de la recherche de la paix depuis août1 998 jusqu’à ce jour où nous sommes en quête des voies et moyens pour pacifier l’Est de notre pays. Non sans rappeler que depuis 1994, la présence des Fdlr dans notre pays a entraîné beaucoup de viols des femmes, des jeunes filles, ainsi que des violations massives des droits de l’homme.

Le Chef de l’Etat a également rappelé les multiples tentatives envisagées pour essayer de résoudre cette question, mais toujours sans succès y compris des moyens colossaux mis à la disposition de la conférence sur la paix, la sécurité et le développement du Nord et du Sud-Kivu en janvier 2008. Idem. Et cela, en dépit de nombreuses résolutions et de la mise en place du Programme Amani.

Quelle durée ?

En ce qui concerne la province Orientale avec les operations conjointes des Fardc (Forces armées de la République démocratique du Congo) et des unités de l’armée de l’Ouganda contre les éléments de la Lra, celles-­ci se poursuivent et prendront fin dans 21 jours, a dater de ce jour. Et d’ajouter qu’à l’expiration de ce délai, les unités de l’armée d’Ouganda devront retourner dans leur pays.

Quant aux mêmes operations dans la province du Nord-Kivu, des Fardc et des unités de l’armée du Rwanda contre les ex-Far, Interahamwe et Fdlr, a durée est de 15 jours a dater du déclanchement effectif des operations contre les FdIr.

Le communiqué rendu public à l’issue de cette réunion indique qu’une évaluation devra être faite en vue du retour des unités de l’armée du Rwanda dans leur pays.

Par ailleurs, il nous revient que les dispositions nécessaires sont prises en vue de la protection des populations civiles et du respect strict du Droit international humanitaire en collaboration avec la Monuc et te, conformément à la résolution 1856 du Conseil de sécurité de l’Onu.

Les députés du Kivu et de la province Orientale appelés à faire le Saint Thomas.

Au terme de la restitution par Vital Kamerhe de cette réunion interinstitutionnelle, lIes députés du Kivu et de la province Orientale se sont montré sceptiques quant à la durée des operations des unités des armées étrangères à l’Est du pays. Le président de l’Assemblée nationale a exhortés à faire le Saint Thomas.

En clair, ils doivent attendre l’expiration du délai fixé pour le retour des armées étrangères dans leurs pays d’origine, au lieu d’émettre de doute par rapport aux précisions issues de la réunion interinstitutionnelle.

Dans une salle des spectacles fort agitée, les députés criaient tout haut à la convocation de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale, où le gouvernement serait convoqué à faire toute la lumière sur ce dossier d’insécurité à l’Est.

C’est ce qui explique l’initiation d’une pétition, qui était en cours de signature jusqu’à la fin de la communication du président Vital Kamerhe.

(CL/Ern./Yes)

Le Potentiel/Le Palmarès