Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 17/03/2010 1:38 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?

Des centaines de couples mariés sans dot

Kinshasa, 19/01/2009 / Société
A Butembo, au Nord de Goma, des centaines de couples se sont mariés à l’église dans les derniers jours de 2008. Sans avoir versé la dot. Une opération soutenue par l’Etat pour régulariser aussi officiellement les unions.

Aux petites heures du matin du dernier week-end de 2008. L’ambiance était animée dans la cour de la paroisse Mukuna. à Butembo, ville d’environ 700 000 habitants située à 320 km au nord de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu : Des centaines des couples de tout âge, tous habillés en pagne d’un même motif multicolore se dirigeait en procession vers l’entrée de l’église sous une salve des applaudissements.


Des hommes bien coiffés et propres tenaient chacun par la main une dame tout aussi parée pour la circonstance. Ces couples s’apprêtaient à confirmer publiquement leur union devant Dieu et devant les hommes. « Je suis enfin très heureux que ce jour soit arrivé pour moi et ma famille, s’est exclamé Henry Hangi, père de trois enfants, qui vit avec sa femme depuis sept ans.

Au même moment, d’autres cérémonies similaires se déroulaient dans cinq autres paroisses de Butembo ou des manages en foule scellaient l’union de centaines des couples qui cohabitaient depuis longtemps.

Initiative d’un religieux ougandais

C’est un religieux ougandais arrivé en mission dans le diocèse de Beni-Butembo. en juillet 2008, qui a initié l’organisation de ces mariages collectifs. Dans ses prédications, le religieux exhortait les couples « à se rapprocher davantage de Dieu à travers le sacrement de mariages ». Il considérait qu’il n’était pas acceptable, à cause de la dot. « de maintenir des  gens qui s’aiment et vivent ensembles depuis des années dans un état de perpétuel ».

Selon la tradition dans la région, l’homme doit verser au préalable la totalité du montant de la dot à la famille de la femme pour que l’union du couple soit reconnue par l’Eglise et l’état-civil. Mais les 10 chèvres qu’exige la coutume comme dot, au prix de 50 à 100 $ par tête ainsi que les autres présents ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Et de nombreux couples cohabitent sans avoir versé la moindre dot et donc sans être mariés.

Le message du religieux a donc trouvé un écho favorable au sein des communautés locales, des services de l’état-civil ainsi qu’au sein de l’Eglise catholique à laquelle sont fidèles plus de 80% de la population. Les clergés ont alors mis en place une commission chargé d’identifier et d’accompagner les couples désirant légaliser leur union, convaincus que cette orientation était une bonne chose, nous avons accepté d’apporter noire soutien à l’idée un révérend Pius (le prédicateur ougandais, ndlr) », affirme Théodore Sikulivasaka, un notable influent de la ville et secrétaire de la commission, qui aide les couples à officialiser leur mariage, à confectionner les uniformes à porter lors des cérémonies nuptiales pour minimiser les charges liées à l’organisation de la fête, etc.

Accompagnement de l’Eglise et de l’Etat

Aujourd’hui, le résultat a dépassé toutes les révisions. Dans la seule journée du 26 décembre 2008, plus de 800 couples se sont mariés religieusement dans différentes paroisses de Butembo. « Je crois que nous devons prendre cette  démarche du  bon côté. Cela ne signifie pas que nous ne payerons plus la dot, au contraire nous nous sentions davantage encouragés et le faire vite maintenant que nous sommes mariés, s’est réjoui André Muiemeri, un des 225 couples mariés à la paroisse Mukuna. « S’il est vrai que des prêtres et des pasteurs ont déjà célébré  tant  d’unions, l’événement de ce jour est hors du commun », a témoigné, ému, Serge Kanyororo, un des heureux mariés.

Pour encourager cette initiative, les autorités urbaines ont assoupli les conditions d’enregistrement du mariage à l’état-civil. Au lieu de 26 $, les couples n’en ont payé que 5$. « C’est un accord trouvé avec les autorités de l’Eglise. Elles ont sollicité cette sorte d’exonération pour aider ces couples à se mettre en ordre envers la société, a déclaré Muhonga Malambo. Bourgmestre de Bulenera. Dans la seule Juridiction, le centralisateur de l’état-civil a enregistré 318 déclarations de mariage en une semaine, chiffre qu’il n’a jamais atteint un an. « Nous, nous avions été obligé de déplacer nos services vers les paroisses pour éviter l’être débordés », précise-t-il.

A la commune Kimemi par contre, le bureau de l’état-civil attend encore que les mariés qui ont célébré leurs unions religieuses passent au plutôt se faire enregistrer. « Nous allons continuer à les accompagner », rassure Théodore Makala de la commission pour  l’accompagnement des couples. L’Eglise, elle, ne veut pas s’arrêter en si bon chemin étendre cette initiative à toutes les paroisses du diocèse « pour permettre aux chrétiens d’être en ordre avec Dieu et avec la société promis. » Mgr Mwanamupenzi.

(GM/Milor/Yes)

Kennedy Werna/Syfia/La République



Last edited: 19/01/2009 16:10:07

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067

© 2000 - 2010 Multimedia Congo s.p.r.l.