Le changement de mentalité, un problème de culture
Kinshasa, 13/01/2009 / Culture
Comme on le dit, les cultures ne sont ni homogènes, ni statiques. Il se trouve dans chaque culture des groupes de gens qui par leurs comportements et leurs croyances se distingue du reste de la société.
La culture influe sur la façon dont les gens gèrent leur existence et leur fournit des lunettes à travers lesquelles ils voient et interprètent leur société. Autrefois, les consommateurs de viande de chien étaient dans le grand Kasaï. Cela était lié à leur coutume. De nos jours l’on a constaté que les Kinois en consomme plus que tous.
Alors que les Kasaïens avaient parfois honte de se dévoiler en public, aujourd’hui c’est un défi quand on mange cette viande que les amateurs considèrent comme étant la bonne de toutes.
Comme on le dit, les cultures ne sont ni homogènes, ni statiques. Il se trouve dans chaque culture des groupes de gens qui par leurs comportements et leurs croyances se distingue du reste de la société.
Pour abattre un chien, les frères luba sollicitaient l’avis du propriétaire, qui à son tour le leur vendait à un prix abordable, à moins qu’il ne s’agisse d’un chien gardien élevé en vue de la consommation plus tard.
Mais dans certains quartiers périphériques cela n’est plus le cas. On abat le chien du voisin que l’on chasse toute la nuit et si l’animal s’échappe, on se tourne vers les êtres humains avec des machettes bien limées nets tranchants pour arracher les sacs à main et autres objets de valeur.
Un cas plus récent a été enregistré le mercredi dernier au quartier Dingi Dingi à Kisenso où le nommée homme a été attrapé par les jeunes gens après avoir chassé les chiens toute la nuit, cette viande qu’il va vendre au dernier wagon du train urbain et le reste il l’expose au marché central, il est sous détention à la Police, voulant trop gagner ; mission échouée, il a voulu étrangler une dame en provenance d’une veillée de prières,après lui avoir exigé de l’argent sans quoi elle perdrait sa vie ou l’un de ses membres.
Vers 5 heures du matin, un autre vaillant homme du quartier s’est jeté sur lui malgré ces intimidations, il est entre les mains de la justice où il attend son sort, il n’est pas seul dans cette affaire.
Ces espèces moins nombreuses vont disparaître si on ne prend pas garde. Serait-ce l’une des conséquences de la crise alimentaire ou encore un fait de pauvreté. Il y a une manière de réagir face à une culture : on l’accepte ou on la rejette. Mais à Kinshasa cela est contraignant car on adopte tout parfois sans se rendre compte des effets secondaires. Les kinois n’ont plus d’identité sociale.
(BT/Yes)
Rébecca Muzama/L’Avenir
Last edited: 13/01/2009 08:38:43