La Fédération des entreprises du Congo (FEC) a réagi au sujet d’un ar­ticle paru dans les médias faisant état de la fuite, qu’el­le aurait occasionnée, des opérateurs économiques en liberté provisoire, libérés du Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK). Ils ont été accusés dans l’affaire liée aux fonds leur alloués destinés à la réfection des routes à Kins­hasa et supposés avoir été détournés.

Ainsi, le patronat, par la bouche de l’Admi­nistrateur délégué Henri YAV MULANG, réplique: Aucun opérateur économique libéré sous conditions n’a traversé les frontières de la République démocra­tique du Congo, particuliè­rement celle de la ville de Kinshasa ».

Lesdits entrepreneurs sont tenus de se présenter de­vant la justice chaque lundi, mercredi et vendredi, pré­cise Yav Mulang dans un Communiqué parvenu au Phare qui fait savoir qu’ils ont tous respecté cette obli­gation déjà ce lundi matin (hier, Ndlr).

Selon Henri Yav Mulang, la libération ainsi obtenue se fonde sur cinq conditions: ne pas entraver l’instruction, ne pas causer de scandale, déposer entre les mains du greffier comptable de la Cour suprême de justice une caution, ne pas quitter la ville de Kins­hasa et se présenter chaque lundi, mercredi et ven­dredi devant le magistrat instructeur. Aux yeux de la Fec, « affirmer qu’aussitôt libérés sous caution, cer­tains entrepreneurs mis en cause ont sauté dans le premier avion en direction de l’Europe est constitutif « d’accusations gratuites et affirmations diffamatoires ». « Si jamais le pays est confronté à la fuite des entre­preneurs rentrés chez eux, c’est la FEC qui assumera la responsabilité devant la nation », affirmation vite re­jetée par le patronat.

Tout en se réservant le droit d’aller en justice contre ses pourfendeurs, la Fec fait observer qu’il « se­rait irresponsable pour les entrepreneurs d’enfreindre à la loi d’autant qu’ils tien­nent tous à prouver leur innocence lors d’une pro­cédure régulière et transpa­rence ».

Conditions de libération sous caution des entrepreneurs européens

Les entrepreneurs expatriés poursuivis il y a peu par la justice congolaise pour détournement des fonds publics, viennent d’être libérés sous condition depuis le mercredi 24 décembre 2008. En tout, 5 conditions drastiques cautionnent leur libération provisoire.

Ils ne doivent pas entraver l’instruction, causer de scandale ou quitter la ville de Kinshasa. Inversement aux dispositions ci-haut mentionnées, ils ont l’obligation de déposer entre les mains du greffier comptable de la Cour suprême de justice une caution ainsi que celle de se présenter chaque lundi, mercredi et vendredi devant le Magistrat instructeur.

Déjà, selon le communiqué de la Fec rendu public ce lundi 29 décembre 2008, ces entrepreneurs ont rempli un des premières obligations leur assignées ce lundi 29 décembre. Il s’agit de se présenter répétons-le devant la justice congolaise chaque jour impair de la semaine.

D’où la Fédération des entreprises du Congo constate dans son communiqué « qu’il serait irresponsable pour lesdits entrepreneurs, au regard de ce qui précède, d’enfreindre la loi. D’autant plus que ces derniers tiennent tous à prouver leur innocence, lors d’une procédure régulière et transparente ».

Pour la Fec donc, aucun entrepreneur expatrié n’a quitté le territoire congolais. Tout le monde répondrait présent à l’appel. Ce qui est une bonne chose pour la Rdc qui tient à remettre sur les rails un pays érodé par la corruption.

Pour la Fédération des    Entreprises Congolaises, un mot  aucun opérateur économique libéré sous condition n’a traversé les frontières de la République démocratique du Congo, particulièrement celles de la ville de Kinshasa ».

La déclaration vaut tout un engagement. Il appartient à tous et particulièrement à la Fec de veiller à l’issue heureuse de ce dossier.

(DN/Ern./GW/Yes)

Le Phare/Le Palmarès