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L’artiste Dinastar qui est en pleine préparation de son single « Bolingo » a rencontré à Paris il y a quelques jours l’arrangeur Seck Bidens qui est satisfait du travail préliminaire réalisé par cet, artiste qui réside à Mulhouse en France.

Dans le cadre poursuite de la réalisation de son single dénommé « Bolingo »dont il a démarré les travaux en Suisse (Zurich) avec l’arrangeur Bovick Shamar et le Dj Airafrique, Dinastar qui évolue à Mulhouse en France a séjourné le samedi, 19 décembre à  Paris dans le même pays où il a rencontré Seck Bidens.

L’objectif de ce voyage était de remettre à ce dernier la maquette de « Bolingo », son single de 3 titres et aussi établir ensemble avec ce partenaire un planning de travail en vue du finissage de cette oeuvre.

Après l’audition des chansons « Pitié », « Bolingo », et « Ba jaloux » contenus dans cet  opus, Seck  Bidens, fasciné par ce nouveau style de musique s’est dit très ravi et a exprimé sa disponibilité de travailler avec Dinastar, en ajoutant que, cet artiste a crée un nouveau style. Joignant la parole à l’acte, Seck Bidens prit sur le champ sa guitare, pour déchiffrer les premières notes de la chanson « Pitié » alors que lui-même Dinastar Shango était au chant, Sesky, le frère de Bidens à la guitare basse.

Le tout s’est passé  entre 19 h 30’ et 22h à la grande satisfaction de tous », affirme Dina. « Dans cette réalisation, sur proposition de Seck Bidens, avec mon accord, bien sûr, quelques artistes de valeur sont consentis à y participer pour donner une autre couleur... Pour l’instant, je préfère taire leurs noms sous réserve de leur disponibilité »,a encore annoncé Dina Shango. Surnommé « Monganga », Seck Bidens est l’ un des grands arrangeurs de la Rd Congo. Il est à la fois directeur et conseiller artistique, auteur-compositeur et programmeur, réalisateur, manager, président des associations des musiciens congolais à Paris.

Il a apporté sa touche dans plusieurs albums de Papa Wemba.

Seck Biden est actuellement est en studio avec Werrason. Aussi, il a un projet en gestation avec le Grand Prêtre Verckys Kiamuangana, auteur compositeur de « Nakomitunaka !», qui évoque l’identité du peuple noir.

Les réflexions de Dinastar sur l’identité noire

Puisqu’on parle de l’identité du peuple noir, Dinastar signe et persiste : « aucun pays au monde ne s'est développé en s'appuyant sur la culture d'autres peuples, surtout, quand on la lui impose dans le but de le  déraciner.  Jamais un pays au monde ne s'est développé avec des  langues étrangères, comme officielles et administratives, surtout, si elles(les langues) ont été imposées dans le but de détruire celles déjà existantes. Malheureusement, les Africains, surtout, les Congolais, ne veulent pas admettre cette réalité.

Dina Star, déclare aussi :  « la réalité est là : Pour que l’emprisonnement mental et spirituel pénètrent les Africains (les Congolais), certains documents ainsi que les cantiques ont été traduites dans toutes les langues africaines(congolaises pour la Rdc) pour une meilleure assimilation. Par contre, affirme-t-il, la Constitution de la Rdc, la technologie, les paroles de notre hymne national et autres connaissances, nous ont été, tout simplement, imposées dans des langues étrangères, sous prétexte de la « civilisation ».

Pourquoi les Congolais, chez eux, doivent vivre comme des étrangers dans leur propre pays, à cause de cette barrière linguistique, héritage de la colonisation, s’interroge cet artiste. D’où, d’un côté, les évolués ou intellectuels(5% ou 10%, seulement de la population), parlant français, allemand, anglais, portugais, albanais, grecque, machin-machin…, latin, que sais-je encore ; Et de l’autre, les ba senzi (les singes, 95% ou 90% de la population, majoritaire),  et marginalisée parce que qu’ils parlent leurs propres langues maternelles, nationales.

Il faut qu’on se le dise : Il est bon à savoir que ceux qui ont des diplômes ou qui écrivent et parlent couramment des langues étrangères, n’ont pas le monopole de l’intelligence, estime Dinastar qui invite ses compatriotes : « Décomplexons-nous, car, nos langues (lingala, tshiluba, swahili, kikongo) chantées par les artistes chanteurs/musiciens congolais(africains) dans des grandes salles mythiques du monde, ne souffrent d’aucun complexe par rapport à d’autres langues(anglais, espagnol…) ; Pourquoi des langues africaines(congolaises)   souffrent-elles d’un tel complexe culturel ?

Le Congo est une nation, presque un continent, « don béni de Dieu », notre culture doit triompher, comme l’est nos matières premières…

Pour illustrer ses propos il indique : l’Algérie , après la colonisation française, a sa  propre langue officielle (l’arabe . La langue enseignée dans les écoles est l’arabe. Puis s’interroge-t-il : «  Où sont les intellectuels Congolais pour opérer des profondes reformes culturelles, etc…? »

Bovick Shamar, Boketshu 1er, et Dinastar : Projet d’une école des langues africaines. Suite à toutes ces analyses et réflexions, Bovick Shamar, Boketshu 1er, et Dinastar Shango, projettent d’ouvrir une école des langues congolaises et africaines à Kinshasa, d’abord, ensuite, dans le reste de la Rdc. Parce qu’ils estiment qu’il est indispensable qu’un Kinois, qu’un Lushois, qu’un Kasaïen,  Katangais… parle au moins 2 ou 3 langues de la Rdc.

La Suisse, un petit pays, explique Dina, a 4 langues nationales et officielles(le français/ la suisse française(romande) ; l’italien/suisse italienne ; la romanche/suisse autochtone, et l’allemand/suisse alémanique.  Il s’agit là d’un bel exemple à suivre, dit-il.

Contrairement, à ceux que beaucoup prétendent, en disant que  nos langues (congolaises, africaines) sont pauvres en vocabulaire, je dis que  c’est faux, archi-faux ; C’est plutôt, les Africains, les Congolais  qui appauvrissent leurs langues, c’est -à-dire, ceux qui ont fait l’école des Blancs  souffrent d’une carence de vocabulaire.

 Tenez, poursuit-il,  nos vieux, intègrent et conservateurs, vivant dans les villages, ou d’autres peuples primitifs comme nos concitoyens les « ba twa » n’ayant pas adhérer à la civilisation des Blancs, dans leur parler, ne prêtent pas des mots étrangers (anglais, français et autres) pour s’exprimer.

Pour terminer, Dina Shango souhaite  bonnes fêtes de Noël et de nouvel an à toute l’équipe de Digitalcongo, à Afriqu’Echos Magazine, à des divers médias qui ont relayé en 2008  les informations, sur sa carrière à tous les ami(es) qui l’ont soutenus spirituellement et artistiquement et sans oublier les mélomanes.

(BT/PKF)

Boni Tsala/MMC



Last edited: 27/12/2008 11:34:20

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