Le domestique jouait parfaitement son jeu, allaient chacun dans ses ébats sans laisser transparaître la moindre trace.
L’histoire se passe dans un couple habitant le quartier périphérique de Kinsuka. L’homme, cadre dans une société de la place, peine à satisfaire sa femme sur le plan affectif. Très évasif dans son expression sentimentale, il entretient avec sa femme une relation artificielle, maquillée et contrefaite qui ne table que sur le superficiel. Toujours très occupé, il n’accorde pas à sa femme le temps requis de partage sentimental digne d’un couple heureux.
Après avoir longtemps contenu ses pulsions sentimentales, la femme se décida de jeter sa gourme auprès du domestique. Ce dernier qui ne se doutait de rien, se fit inviter dans la chambre de madame en l’absence du patron. Le jeune domestique n’en cru pas ses oreilles.
Il résista difficilement aux promesses que lui fit miroiter sa patronne avec qui il entretient finalement des relations indues et illégitimes. Dans la foulée de ces frasques sentimentales, le jeune domestique ne se doutait pas que son physique attirait également son patron dont les relents homosexuels commencèrent à se manifester.
Un beau jour, alors qu’il nettoyait une vitrine, Il fut appelé par son patron qui sirotait un verre au salon. C’était en l’absence de madame partie faire ses courses. « Tu sais que tu me plait beaucoup. Je voudrais que tu deviennes ma copine et je mettrai le paquet pour satisfaire tes moindres désirs ». Ces propos du patron résonnèrent comme une charge électrique dans les tympans du domestique qui acquiça d’un signe de la tête, la peur au ventre. Depuis lors, l’ambiance devient intenable dans la maison. Surtout pour le pauvre domestique obligé de se muer en hétérosexuel pour satisfaire les deux conjoints. Ces derniers qui ne se doutaient de rien – le domestique jouant parfaitement le jeu – allaient chacun dans ses ébats sans laisser transparaître la moindre trace.
En un temps record, le domestique – fort des dons reçus de part et d’autres – réussi à stabiliser sa vie en acquerrant une situation sociale enviable dans son quartier.
Conscient de son acte ignominieux et poussé par une révolte intérieure, il se décida de quitter sur la pointe de pied, son Eldorado non sans avoir confessé auprès de son pasteur. Dieu seul sait s’il s’est vraiment tiré à bon compte...
(GM/Ern./Yes)
AD/Uhuru
Last edited: 20/12/2008 18:23:19