Lambert Mende Omalanga livre le secret de l’enquête fouillée et approfondie menée par les technostructures du gouvernement de la République démocratique du Congo : seuls 33 individus ont été réellement arrêtés, pour des crimes avérés, sur les 96 cas présentés par les élus de l’Equateur.
Alors que l’ONG américaine Human Rights Watch – HRW – a accusé sans preuve le gouvernement d’arrêter systématiquement des ressortissants de l’Equateur, province d’origine de Jean-Pierre Bemba Gombo, adversaire de Joseph Kabila au second tour de la présidentielle de 2006, le président de la République n’a pas eu à rougir du rapport contenant 96 cas lui transmis par les députés et sénateurs originaires de cette province à la faveur des consultations avec les élus début décembre au Palais de la Nation. S’estimant innocent et sans nul doute déterminé à rebondir à l’Equateur et à l’Ouest acquis à JPBG, à layer son honneur et redorer l’image ternie de la RDCongo, Kabila a tenu à clarifier. Il a diligente une enquête fouillée et approfondie.
Les services se sont mis à la tâche. L’enquête a livré ses secrets. Lambert Mende Omalanga, ministre de la Communication et des Médias, s’est chargé de les révéler à l’opinion nationale et internationale via un point de presse jeudi 18 décembre à son cabinet de travail, à Gombe. Seules 33 sur 96 personnes données pour arrêtées, détenues arbitrairement ou tuées, sont réellement arrêtées et pour des crimes avérés. Du coup, Kabila donné en pâture par HRW se sort. Alors qu’on a voulu politiser et régionaliser le fonctionnement des technostructures de la justice RD-congolaise, le chef de l’Etat dont l’honneur s’était détérioré est dédouarté.
Un peu comme dans l’affaire des disparus du Beach de Brazzaville où Denis Sassou Ngueso a apparemment été faussement accuse et des listes contenant les noms des personnes données pour des victimes alors que quelques uns sont en vie à Kinshasa et dans d’autres villes occidentales mitonnées. un dossier de supposées arrestations et persécution des ressortissants de l’équateur avait vu le jour en RD-Congo. Des rumeurs se sont renforcées à la suite de la publication du rapport de l’ONG américaine HWR qui accusait. saris brandir une moindre preuve, le gouvernement RD-congolais d’arrêter systématiquement des ressortissants de l’Equateur.
Reçus en audience par Kabila à la faveur des consultations des sénateurs et députés nationaux, les élus de l’Equateur out présenté les cas de 96 ressortissants de cette province. Noble démarche. Kabila n’en a pas rougi. S’estimant innocent, sans nul doute déterminé a rebondir à l’Equateur et à l’ouest acquis à JPB à laver son honneur et redorer l’image ternie de la RD-Congo, Kabila a tenu à clarifier. Il a diligenté une enquête fouillée et approfondie. Les services se sont mis à la tâche. Les investigations ont livré leurs secrets. Lambert Mende Omalanga. ministre de la Communication et des Médias. S’est chargé de les révéler à l’opinion nationale et inter,nationale via un point de presse jeudi 18 décembre à son cabinet de travail, à Gombe.
Seules 33 sur 96 personnes données pour arrêtées, détenues arbitrairement ou tuées, sont réellement arrêtées et pour des crimes avérés. « Il appert assez clairement que toutes les interpellations de personnes réellement détenues par les instances judiciaires à l’heure actuelle ont été effectuées sur base de présomptions sérieuses d’infractions prévues par le droit positif en vigueur dans pays. Tous les dossiers y relatif sont régulièrement couverts car répertoriés au RMP », précise Mende.
Même des requérants d’asile !
Puis d’ajouter qu’il s’agit de personnes ayant été interpellées pour leur implication ou leur participation à un mouvement insurrectionnel du genre de celui qui est en train de décimer des populations à l’Est et que l’on reproche souvent au gouvernement de ne pas l’avoir empêché. « On ne peut pas demander au gouvernement une chose et son contraire », étrille Mende. Tout comme le fabuleux destin de la RD-Congo et l’unité nationale ne peuvent pas être mis à mal sur base de rumeurs, des humeurs. Toutes les technos structures citées par les honorables ont fait l’objet de l’enquête. Les services sont formels : seuls 33 individus ont été réellement arrêtés, pour des crimes avérés, sur les 96 cas présentés par les élus de l’Equateur. Mende note : « près de 10% de cas dénonces, soit 9 noms, sont répétés une, deux voire trois fois sur la liste comme si les sources des honorables parlementaires tenaient simplement à gonfler la liste pour mieux discréditer le gouvernement ».
Puis, poursuivant son comptage, Mende constate qu’ aucune trace n’a été trouvée de 15 personnes dont les noms sont repris sur la fameuse liste. le porte-parole du gouvernement trouve une explication : « Il pourrait s’agir de requérants d’asile à l’étranger qui , aux fins de faciliter leurs démarches d’obtention du statut de réfugié politique dans leur pays d’accueil, auraient induit les honorables députés et sénateurs en erreur pour se présenter faussement comme victimes de la répression politique par le régime au pouvoir en RD-congo ». 4 personnes dont les noms sont repris sur la liste ne sont même pas originaires de l’Equateur alors que 47 autres ont été libérées bien avant la remise de la liste ou en fuite et recherchées, donc signalées erronément corn me incarcérées.
Mende ne cache rien. Il signale même des cas d’abus avérés dans le chef des préposés de l’Etat que le gouvernement s’est fait fort de sanctionner. Le ministre va loin, très loin, envoyant un message fort aux récidivistes : « Le gouvernement tient à réitérer se mise en garde à l’endroit de tous les détenteurs de l’autorité sur le fait qu’il ne sera pas toléré ce genre d’abus consistant à priver de liberté des conjoints ou proches parents d’auteurs présumés de délits ou crimes qui s’apparenterait à une prise d’otage ».
Du coup. Kabila. donné en pâture par HRW, se sort. Alors qu’on a voulu politiser et régionaliser le fonctionnement des technostructures de la justice RD-congolaise. Le chef de l’Etat dont l’honneur s’était détérioré se dédouane. Le gouvernement, lui, a changé de méthodes de travail. Tout en invitant les ONG à s’inspirer de l’exemple des élus de l’Equateur qui ont donné au gouvernement le temps d’investiguer attentivement. Mende promet qu’il sera désormais publié un rapport gouvernemental sur la situation des droits de l’homme en RDCongo. Le premier sera édité en janvier 2009.
(SL/Milor/Yes)
AKM/Africa News