Un communiqué remis à l’ACP à l’issue d’une réunion de concertation entre l’Assemblée provinciale et le gouvernement du Katanga, indique qu’au moins 300.000 personnes perdront leurs emplois d’ici la fin de cette année à la suite de la fermeture de ces entreprises. Le même communiqué attire l’attention sur les risques probables des remous socio­économiques que la province encourt par le fait de cette crise. L’Assemblée provinciale a exhorté le gouvernement provincial à prendre le taureau par les cornes en favorisant l’allègement des taxes et la suppression de celles qui se révèlent tracasseries dans le processus des exportations minières et en demandant à la division du Travail et à la DGM de faire leur travail et de permettre la protection de l’emploi des nationaux.

A ce propos, les deux services devront se montrer particulièrement sévères à l’endroit de ceux qui ont fermé leurs entreprises sans une autorisation expresse de l’autorité requise et devra également recommander aux entreprises opérant au Katanga de recourir, en priorité, à l’expertise locale quand il s’agit de la sous-­traitance. L’Assemblée provinciale et l’exécutif du Katanga ont convenu qu’il est urgent que les mairies et les communes de la province élaborent les statistiques des chômeurs par commune pour permettre de saisir l’ampleur de ce phénomène et de le gérer correctement.

Cette concertation a évoqué aussi un point touchant à la révisitation des contrats. A cet effet, les deux institutions politiques du Katanga ont déploré la lenteur du processus de révisitation des contrats miniers qui a été à la base de la fermeture de beaucoup d’entreprises faute de crédits. Elles demandent, pour ce faire, au gouvernement de la République d’accélérer le processus de révisitation des contrats pour permettre aux entreprises minières d’accéder d’ici la fin de l’année aux financements et de juguler le chômage.

Parlant des problèmes du développement de la province, l’Assemblée et le gouvernement provinciaux ont constaté que le gouvernement de la République doit à ce jour, au titre des arriérés de rétrocession, un montant de près de 130 millions de dollars pouvant permettre à la province de fonctionner correctement. Par ailleurs, la province du Katanga, à travers ses institutions, compte mettre un accent particulier sur la création des centres agricoles de production.

Pour ce faire, elle sollicite du gouvernement central l’exonération des intrants agricoles pour relancer l’agriculture. Evoquant l’aspect sécuritaire de la province, les deux institutions politiques du Katanga ont relevé de nombreuses infiltrations avérées qui partent du couloir Kalerme ó Pweto óKasenga ó Lubumbashi. Dans cette optique, elles en appellent à la vigilance et à la mobilisation de la population en cultivant une grande solidarité pour débusquer l’ennemi et le neutraliser.

(TH/PKF)

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