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Plantés comme des arbres, ils étaient là, les journalistes de différents organes de presse entre autre, de la Radio télévision du groupe L’Avenir, du journal La Prospérité, de la Radio télévision nationale…

Il est 18h 15’ le 10 décembre devant le Centre Wallonie -Bruxelles (CWB) dans la commune de la Gombe où nous venons assister au concert de l’artiste musicien congolais, Antoine Agbepa Mumba autrement dit Koffi Olomide Mopao Mokonzi, Panneau solaire, Papa Fleur, Papa « Kulutu »… toutes ces dénominations, seulement  pour ce géant de la musique congolaise qui n’est plus à présenter. Vu sa popularité, une salle minime comme celle du CWB ne pouvait pas recevoir autant d’amoureux de la bonne musique et ses fidèles fanatiques venus nombreux le voir chanter. A l’entrée principale, en un clin d’œil on pouvait  entrevoir les agents de sécurité, un arsenal de policiers armés jusqu’aux dents, et les autres jeunes habillés en t-shirt rouge, poitrines bombées qu’on appelle communément à Kinshasa « ba pomba » (les hommes forts ). Pour accéder dans la salle de l’événement, il fallait brandir son invitation. Et c’est là le problème.


Il est 18h35, l’entrée est refusée aux journalistes pour n’avoir pas sur eux une invitation. Et pourtant, la plupart d’entre ceux qui sont présents à la porte d’entrée, parlent dans leurs organes respectifs des activités du Centre Wallonie–Bruxelles : baptême des livres, concerts, ou autres spectacles, expositions…

Grande a été notre surprise de constater que, certains journalistes qui ne parlent pas des activités ou qui ne sont pas partenaires du Cwb, détenir une invitation de cette activité.

Plantés comme des arbres, ils étaient là, les journalistes de différents organes de presse entre autre, de la Radio télévision du groupe L’Avenir, du journal La Prospérité, de la Radio télévision nationale,  du journal Le Potentiel, du journal L’Avenir…

Plus tard, le journaliste de La Prospérité va prendre  l’initiative de joindre au téléphone la chargée des communications de ce centre, Mme Françoise Zaïna. 

Celle-ci va nous laisser entendre avec hargne que, « ce n’est pas le Centre Wallonie qui a organisé ce concert, c’est plutôt le gouvernement », avant de décrocher son téléphone.

Après ces propos, les journalistes, debout comme le monument de Lumumba sur le boulevard qui porte son nom dans la commune de Limete, ont commencé à se poser des questions dont la principale, celle de savoir  de quel gouvernement s’agissait-il. Celui de la République, tentaient-ils de répondre, sans en tout cas, s’en être persuadés. Finalement concluront-ils, celui de la délégation du Centre Wallonie- Bruxelles.

A l’instar d’un enfant à qui on a privé le lait maternel, le regret était perceptible sur les visages de ces professionnels des médias. Car, on venait de leur priver de leur travail de tous les jours, celui de rechercher l’information.

Bien qu’ils soient restés au diable de la salle du spectacle, ils n’ont pas arrêté de penser, en disant : « pour ce concert, le CWB a usé la politique de deux poids deux mesures ». Un  confère est allé plus loin pour défendre la thèse selon laquelle, ce centre catégorise désormais les journalistes. D’une part ceux des compétents et d’autres part des incompétents qui valent moins. Il a enchaîné pour dire que, « ceux qui ont plus de la valeur sont ceux qui passent beaucoup sur le plateaux de chaînes de télévision. Même s’ils n’ont jamais exploité les informations sur le Centre Wallonie- Bruxelles.

Ceux qui ne valent rien sont ceux pour la majorité de la presse écrite quand bien même ils s’époumonent pour faire de longs papiers sur cette structure culturelle en leur accordant des espaces significatifs.

Par ailleurs ces hommes des médias sont allés plus loin  en relevant  que la prestation de Koffi Olomide a donné à ce centre deux sortes d’artistes,les populaires et les non populaires. Mopao et sa bande sont sur la ligne des populaires, dont le CWB exclu certains quand bien même ils sont des habitués de la place.

Les non populaires sont par défaut, Jean Goubald, ceux de l’orchestre la Sanza, J’Affro’zz, … ,qui malgré leurs apparitions sur la scène drainent des foules considérables des amoureux de la bonne musique. Mais le CWB prenne toujours des mesures pour que le journaliste munis de sa carte accède à la source pour faire son boulot. Il s’agit du respect du droit à l’information qui a été bafoué le 10 décembre.

Car certains de ces journalistes affirment avoir vu sur place, à la porte du Cwb, une liste des journalistes saisie à la machine. A côté de ces noms, une autre liste écrite en manuscrit et en rouge.

 Bien que, le Cwb ait pris le soin d’installer un écran géant à l’extérieur pour permettre au public que les gardes et les « pomba » ont chassé et expulsé brutalement de suivre ce concert. Mais un journaliste digne de ce nom, ne peut pas faire un papier sur base d’ un écran géant. Un journaliste réalise son article de reportage sur les faits vécus, entendus, sentis et ressentis.

 Au regard de ce comportement, d’aucuns ne s’empêchent à penser que parmi les objectifs du Cwb, il y a aussi celui de promouvoir la culture congolaise dans ses diverses formes, mais comment promouvoir cette culture si on favorise certains médias au détriment des autres ?

(BT/Milor/Yes)

Onassis Mutombo (cp)/L’Avenir



Last edited: 13/12/2008 16:45:40

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