Karel De Gucht, chargé par le Secrétaire général des Nations Unies de mobiliser, pour la Rdc, des forces au sein de l’Union européenne, en attendant le contingent de trois mille hommes promis dans le cadre de la Monuc, vient de faire chou blanc.
En effet, aucun pays de l’Union européenne n’est disposé, à présent, à diriger ces forces en Rdc. Deux grandes raisons sont avancées, à savoir : le manque de troupes, pour les uns, et la crise économique actuelle, pour les autres. A ce sujet, force est de reconnaître que tout fondées quelles soient dans le contexte actuel, ces raisons, selon nous, n’expliquent pas tout. Aussi, croyons-nous, que même si elles n’avaient pas existé, le ministre belge des Affaires étrangères n’avait pas réussir la mission de Ban Ki Moon. Autrement dit, dès le départ, l’échec du diplomate belge était prévisible. Ce qui nous fait dire que le Secrétaire général des Nations Unies, à dessein ou pas à dessein, a vraiment désigné l’homme qu’il ne fallait pas tout citoyen de l’ancienne puissance coloniale de la Rdc soit-il- à la place qu’il fallait. Nos raisons sont notamment les deux suivantes.
La première raison est que, par rapport à sa mission, Karel De Gucht était déjà lui-même, comme nous allons le voir, un obstacle. Le contexte politique belgo-congolais actuel assez brouillé, à cause de lui, en était un autre.
De Gucht à des dirigeants congolais une opinion-non fausse, par ailleurs-généralement stéréotypée et très souvent diplomatiquement incorrecte voire primaire. Pire, Dieu seul sait si ses difficultés ne commençaient pas aussi au sein du gouvernement belge où il entretient, relativement à cette brouille belgo-congolaise, des rapports peu amènes avec quelques uns de ses collègues.
Ajoutons à cela le fait que, depuis 1960, la Belgique et la Rdc conduisent des relations à ce point singulières que ces deux pays sont les premiers à ne pas savoir les définir et les qualifier. Nous comprenons donc, à la lumière de tout cela, que, ne pouvant pas compter ni sur lui-même, ni sur la Rdc, déjà distraite et absence en temps normal, ni sur la Belgique, son pays, éternellement indécise et hésitante.
(Milor)
L’Observateur
Last edited: 04/12/2008 15:06:25