A la cour des grands, hier, aujourd’hui comme demain, les jugements, c’est un fait, sont tout sauf justes. Les Congolais, à commencer par leurs dirigeants, s’en rendent bien compte, une fois encore, en considérant les conclusions du Conseil des Nations Unies pour les droits qui vient de se réunir à Genève, en Suisse.
A cet égard, beaucoup d’observateurs remarquent même, comme nous, que lorsque, par hasard, ils tentent de se défendre en croisant le fer diplomatique, nos dirigeants s’y prennent très souvent mal. Ou bien, ils ne planifient pas leur action, ou bien ils ne scrutent pas les voies les meilleures qui conduisent aux destinations qui comptent. Nous n’avons pas oublié l’absence de rigueur et d’opportunisme dans le choix des hommes devant conduire cette action, l’insuffisance de moyens mis en jeu, l’absence de suivi et tutti quanti.
La seconde situation est que l’ennemi de l’Africain est l’Africain lui-même. En effet, les informations que tout le monde détient montrent que la délégation française ainsi que tous les hommes épris de paix et de justice présents à la rencontre de Genève ont suffisamment démontré que, en dehors des viols et des recrutements des enfants par des groupes armés, d’autres crimes, tout aussi odieux, les massacres sélectifs en l’occurrence, sont, jour et nuit, commis dans l’Est de notre pays par des auteurs bien connus. Et qu’il est injuste, absurde, aberrant et inhumain de les assimiler aux dégâts collatéraux. Alors, curieusement, c’est une synthèse, présentée et défendue par l’Egypte, pays ami et frère de la Rdc, au nom de l’Union africaine, qui est venue ruiner les efforts de cette délégation française et de ces hommes de bonne volonté.
Cela n’est ni étonnant ni surprenant. Dans ces mêmes colonnes, nous ne cessons de faire remarquer, une fois encore, à nos dirigeants que leur comportement qui ressemble fort à celui de la cigale de la fable et leur politique du ventre sont effroyablement suicidaires. Pour être plus clair, nous remarquons que les responsables des crimes dans notre pays, les séides comme les mentors, sont mieux organisés que nous en étant bien introduits dans les organisations et auprès des instances qui dirigent le monde. A cet égard, nul ne peut les en vouloir de voir plus loin, de viser plus haut et de mener des politiques d’anticipation. Gouverner, c’est tout cela.
Alors, nos dirigeants qui ne courent que derrière tout ce qui brille, ne peuvent, quant à ce, s’en prendre qu’à eux-mêmes. Pour tout dire, par rapport à cette gifle que la Rdc vient de subir à Genève, la faute est incontestablement à eux.
(SL/Th/GW/Yes)
Xavier Mirindi Kiriza/L’Observateur
Last edited: 03/12/2008 18:22:04