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« Il n’est pas question d’aller à l’encontre des recommandations de la commission Rwanda qui empêche la Belgique d’envoyer des troupes dans ses ex-colonies », disent André Flahaut et Philippe Mahoux.

La situation sécuritaire trouble qui prévaut à l’Est du pays depuis plusieurs mois et qui sème la désolation au sein des populations n’est pas de nature à laisser l’opinion indifférente. Le ballet diplomatique observé ces derniers temps tant chez Joseph Kabila que chez Laurent Nkunda avec comme dernier acteur Olusegun Obasanjo, l’émissaire des Nations unies, en est une preuve éloquente.

 

Au-delà de cet effort déployé du côté diplomatique pour plaider en faveur du retour de la paix dans cette partie du pays martyrisée par la boulimie de diverses troupes rebelles affairistes, a été levé l’option de solliciter la formation d’une force militaire devant venir en appui à la MONUC -Mission de l’Onu au Congo- qui a montré ses limites à plus d’un titre. Ancienne métropole de la RDCongo, la Belgique qui devrait jouer un rôle de premier plan dans cette force dont la formation divise déjà l’Europe est de même loin de se montrer disposée à enfiler la tenue de sapeur pompier.

 

La classe politique du royaume est plus que divisée autour de la question jamais au point qu’un consensus semble de plus en plus devenir un mirage. Le ton de cette opposition a été donné en premier lieu par le ministre belge des Affaires étrangères. Karel de Gucht -le même- qui est à la base d’un actuel climat morose entre la RD-Congo et la Belgique.

 

A sa suite des personnalités d’envergure telles que le député du parti socialiste André Flahaut et Philippe Mahoux, président du groupe parlementaire PS au Sénat, ont enfourché la trompette de non participation directe de leur pays à la sécurisation de leur ex-colonie. Ils ne manquent pas d’argument pour défendre leur position: « Il n’est pas question d’aller à l’encontre des recommandations de la commission Rwanda qui empêche la Belgique d’envoyer des troupes dans ses ex-colonies ».

 

Comme ne pouvait s’y attendre, la position de Karel de Gucht a vite trouvé sur son chemin une réaction musclée de la part de Charles Michel, ministre belge de la Coopération qui vit en froid avec son collègue des Affaires étrangères. « A force de provoquer des problèmes. Karel De Guch devient lui-même un problème », a fait savoir le fils de Louis Michel convaincu que la stratégie de rupture dont raffole Karel est contre productive à plus d’un titre.

 

Comme on peut le voir, la question de la RD-Congo divise les politiciens belges. eux qui devraient se mettre en tête de distribution de toutes les initiatives qui se prennent pour le retour de la paix en RD-Congo.

 

De quoi pousser d’aucuns à se poser la question de savoir à quel jeu joue la Belgique. Entre-temps, depuis la reprise des échauffourées entre les hommes de Laurent Nkunda et les forces loyalistes le 28 août dernier en totale violation d’un accord de paix signé à Goma en janvier de l’année qui tire à sa fin, quelque 200.000 personnes de plus ont été amenées à déserter leurs maisons, selon le Programme alimentaire mondial – PAM. Au total, entre 1,4 et 2 millions de civils ont été déplacés par les vagues successives de violences au Nord-Kivu, soit plus du quart des 5 millions d’habitants que compte cette province frontalière du Rwanda. De quoi émouvoir l’ancien colonisateur de la RD-Congo, mais hélas.

 

(SL/Milor/GW/Yes)

 

Laurent Buadi/Africans News



Last edited: 03/12/2008 17:55:13

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