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Bonjour | 05/07/2009 4:04 | English Make DC Home page | RSS feed

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Les équipes de médiateurs de « Electoral institute Southern Africa » (Eisa) sociaux ont eu un regard sur 413 conflits sociaux en Rdc au cours de 3 derniers mois. Les équipes de médiateurs de l’Ong « Electoral institute Southern Africa » (Eisa) sont intervenues dans la médiation de 413 conflits de nature sociale sur toute l’étendue du territoire national de la Rdc entre les mois de Septembre et de Novembre 2008, ont annoncé les membres de ces structures au cours d’un point de presse qu’ils ont animé à l’Hôtel Memling de Kinshasa et pendant lequel ils ont présenté leur rapport trimestriel.

Néamoins ce chiffre reste minime compte tenu de l’étendue du territoire nationale et du nombre de conflits.

Au cours de cette présentation, la deuxième du genre,  ces équipes ont privilégié l’approche genre en faisant  parler ses médiatrices qui ont valablement défendu leur rapport en présence de plusieurs personnalités parmi lesquelles M. Vincent Tohbi, le directeur résident de Eisa en Rdc.

C’est d’ailleurs lui qui a eu le privilège d’inaugurer ce point de presse. Dans son mot de circonstance, M. Tohbi a salué la présence de journalistes en soulignant le rôle qu’ils ont, celui d’informer son les médiateurs sur les différents conflits qui naissent à travers le pays, en relevant par la même occasion que les conflits sociaux peuvent changer le contexte socio politique du pays.

D’où, a -t-il évoqué les cas de Mbororo et des Lra dans l’Ituri. Sous le regard de leur coordonnateur, le professeur Rigobert Lelo, les médiatrices ont, dans un premier temps indiqué les différents coins où leurs structures ont opéré, avant de catégoriser les différentes conflits rencontrés, leurs causes et leurs conséquences.

Au total 76 médiateurs ont travaillé chaque jour sur terrain et ont produit des rapports circonstanciels sur des situations, ont-elles précisé.

Parmi les confits récurrents, ont peut évoquer elles ont d’abord entre autre la cohabitation difficile, qui
comprend comme faits et situations les conflits entre locataires et bailleurs pour diverses raisons, les conflits entre locataires dans une même parcelle dus à la promiscuité, les conflits entre habitants des parcelles voisines pour des limites ou drainages d’eau ou autres, les conflits entre chauffeurs et ou les receveurs de bus et clients, les conflits entre receveurs et/ou chauffeurs et les chargeurs de parkings.

Elles ont ensuite  cité les conflits de ménage qui  regroupe les conflits d’infidélité des époux, les conflits de manque de transparences sur les salaires ou autres revenus des activités commerciales, les conflits nés du versement de la dot au père adoptif au détriment du père géniteur, les conflits de polygamie, les conflits d’impolitesse, d’insubordination et d’insoumission.

Il y a aussi les conflits suite à la destruction méchante qui concernent la destruction des biens meubles et immeubles par des personnes opposées par une quelconque rivale, la destruction des biens et meubles des vendeurs par la police, la destruction des biens, meubles et immeubles par les bandes de jeunes délinquants qui s’affrontent, le conflits de succession, les conflits de partage de l’héritage entre enfants issus de plusieurs unions, les conflits de partage de l’héritage entre les belles familles et les veuves, les conflits de vente de parcelles par une partie des héritiers, les conflits d’abus de confiance, les conflits de violences sexuelles(viol simple sur mineure, viol sur mineure avec situations aggravantes comme la grossesse, fissure, décès, maladie), les conflits d’abus de pouvoir par les agents de l’ordre ou les fonctionnaires de l’Etat qui s’expriment en  l’exécution à outrance des ordres donnés par les autorités politiques et policières, les conflits parcellaires…

Des résultats flatteurs au Maniema

Il s’agit d’une très bonne expérience pour Eisa qui a transformé ces unités jadis de médiation de conflits électoraux créées, à l’occasion de l’organisation des élections en Rdc, en unités de médiation des conflits. Car dans un pays qui est dans une période post conflit, après les élections il y a souvent de problèmes de tout genre.

Au lieu d’orienter ces unités aux seuls conflits électoraux, ou post électoraux, les responsables de Eisa Rdc ont préféré les étendre dans tous les domaines de la société allant presque jusque dans l’intimité de certaines personnes ou des foyers. Car là où il y a des personnes, il y a toujours de problèmes.

Question de maintenir la paix sociale qui est nécessaire pour le développement le bien être communautaire. Et l’existence de ces équipes des médiateurs portent déjà de fruits en moins de 6 mois seulement d’existence.

 Car, à en croire l’une des médiatrices qui a évoqué au cours de ce point de presse, le cas du Maniema à l’Est du pays.

 Lorsque surgit un conflit entre certains individus, ceux-ci n’hésitent pas à faire appel aux médiateurs qui les aident à trouver des solutions.

Par ailleurs, elles ont affirmé que Kinshasa occupe la première place en ce qui concerne les conflits. Cela, ont –t-elles souligné s’explique par le nombre de médiateurs : (24 en raison d’un par commune). Toutes les autres provinces, à l’exception de la Province Orientale, ont à chacune 5 médiateurs dont 3 se trouvent au chef- lieu et 2 à l’intérieur. La Province Orientale, à cause son étendue de  qui en dispose 7 médiateurs.

Mises en place il y a quelques 6 mois, ces unités composées de bénévoles ont un grand rôle dans le cadre de la résolution de nombreux conflits dans notre société.

(BT/Yes)

Boni Tsala T. / MMC

Last edited: 02/12/2008 17:53:21

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